"La Belgique ressentira l'impact du Brexit pendant longtemps, mais ça ne sera pas catastrophique"
- Publié le 08-04-2019 à 15h12
- Mis à jour le 08-04-2019 à 18h03
L'économie belge ressentira l'impact du Brexit pendant longtemps, mais ce ne sera "pas catastrophique, même en cas de non accord". C'est ce que déclare Patrick Bisciari, chercheur à la Banque nationale de Belgique. "L'impact pour notre pays sera plus grand que pour la moyenne des Etats membres de l'UE, mais il ne sera pas immensément plus grand. L'impact à long terme reste raisonnable.
Patrick Bisciari a publié un aperçu des principales études existantes sur l'impact du brexit, allant de la London School of Economics au FMI et à la KU Leuven, et en a pris la médiane. Bisciari a présenté le document de recherche au Parlement européen ce lundi, à l'invitation de Philippe Lamberts, député européen (Ecolo).
Qu'il y ait un brexit avec ou sans accord avec l'Union européenne, la Belgique est le troisième pays le plus touché de l'UE, après l'Irlande et le Luxembourg. Mais la différence avec les deux premiers est assez importante, conclut Bisciari, ce qui rend notre pays plus en phase avec des pays comme Chypre ou les Pays-Bas, qui complètent le "top 5".
"Le Brexit est une mauvaise idée"
Il y aura un certain impact sur le PIB, mais ce n'est pas beaucoup plus élevé que l'impact moyen pour l'ensemble de l'UE, affirme Bisciari. De plus, selon les différentes études, le Royaume-Uni reste le principal perdant.
Enfin, des doutes planent toujours sur ce que va donner le Brexit. La Première ministre britannique Theresa May et le chef de l'opposition travailliste Jeremy Corbyn tentent désormais de trouver une nouvelle issue, après que son accord avec l'UE a déjà été rejeté à trois reprises par la Chambre des communes britannique.
Selon Philippe Lamberts, "il semble probable" que les Britanniques devront organiser des élections européennes, ce qu'il trouverait "encourageant". "Nous avons toujours dit que le Brexit est une mauvaise idée. Lors des élections européennes, le groupe qui s'oppose à la sortie de l'UE sera peut-être renforcé."
