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En Afrique, les juntes perdent leur bras de fer avec les djihadistes: "C'est une question de temps avant qu'il n'y ait un nouveau coup d'État"

Des centaines de civils ont à nouveau été massacrés dans une attaque djihadiste au Burkina Faso.

<p>Le capitaine Ibrahim Traoré, nouveau président du Burkina Faso, assiste à une cérémonie pour le 35e anniversaire de l'assassinat de Thomas Sankara, le 15 octobre 2022 à Ouagadougou</p>
Malgré les promesses avancées lors de son coup de force à l'automne 2022, le nouvel homme fort du Burkina, Ibrahim Traoré, paraît dépassé par la situation face à la pression des groupes djihadistes. ©AFP

Les juntes au pouvoir au Sahel (Mali, Burkina Faso et Niger) ne parviennent pas à remplir la mission qu'elles se sont donnée et qui leur a servi d'argument pour renverser le pouvoir des civils : le retour de la sécurité.

Pis, ces dernières semaines, le Mali et le Burkina Faso ont dû faire face à deux attaques qui ont fait des centaines de morts militaires et civils.

Il y a tout juste une semaine, le samedi 24 août, le Burkina Faso a ainsi connu la pire attaque djihadiste de son histoire. Selon différents témoins et plusieurs ONG, près de 400 civils auraient été tués dans cette attaque à Barsalgho (dans le centre nord du pays) revendiquée par le Groupe de soutien de l'islam et des musulmans (GSIM, affilié à Al-Qaida). En début de matinée, des assaillants ont mitraillé des centaines d'hommes qui creusaient une tranchée qui devait protéger leur village des attaques de plus en plus fréquentes. Des civils qui avaient été contraints de se mettre au travail par les responsables de la junte.

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