Venezuela : "Nous sommes prêts à lancer une deuxième attaque plus importante si besoin", déclare Trump

Au moins sept explosions et des avions volant à basse altitude ont été entendus samedi vers 2 heures du matin, heure locale, dans la capitale vénézuélienne. Les États-Unis sont responsables de l'attaque et Trump annonce avoir "capturé et exfiltré" le président Maduro du Vénézuela.

Au moins sept explosions et des avions volant à basse altitude ont été entendus samedi vers 2 heures du matin, heure locale (7 heures à Bruxelles), dans la capitale vénézuélienne, Caracas, selon l'agence de presse américaine Associated Press Associated Press (AP). Celle-ci et l'Agence France-Presse (AFP) font état de survols d'avion au-dessus de la capitale vénézuelienne.

Les habitants de différents quartiers se sont précipités dans les rues. On pouvait en voir certains au loin depuis différents endroits de Caracas, rapportent les deux agences. La cause de ces explosions n'était pas immédiatement claire.

Trump fait état d'une frappe terrestre américaine au Venezuela: "Nous l'avons détruite"

Cet événement survient alors que l'armée américaine a pris pour cible, ces derniers jours, des bateaux soupçonnés de trafic de drogue. Vendredi, le Venezuela s'est déclaré prêt à négocier un accord avec les États-Unis pour lutter contre le trafic de drogue.

Le président américain Donald Trump, qui a fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes, a évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le pays et a affirmé que les jours du président vénézuélien, Nicolas Maduro, étaient "comptés".

Fin de live

Merci de nous avoir suivis, revivez cette journée d'informations ci-dessous. 

Cuba appelle l'Amérique latine à "serrer les rangs" face aux Etats-Unis

Le président de Cuba, Miguel Diaz-Canel, a appelé samedi les pays d'Amérique latine à "serrer les rangs" après l'opération militaire des Etats-Unis et l'"enlèvement" du président Nicolas Maduro au Venezuela, un allié de poids de La Havane.

"Peuples d'Amérique, serrons les rangs!", a lancé le président cubain lors d'une manifestation à La Havane, convoquée en toute hâte par le Parti communiste au pouvoir, pour dénoncer "l'agression militaire" de Washington contre le Venezuela.

Lors de la manifestation, organisée sur une place de la capitale dénommée "tribune anti-impérialiste" et située face à l'ambassade des États-Unis, le président cubain a condamné l'"attaque brutale et perfide" lancée par Washington et "l'inacceptable, vulgaire et barbare enlèvement" de Nicolas Maduro. "Personne, un minimum informé, ne peut ignorer ni sous-estimer les graves implications de tels actes criminels pour la paix régionale et mondiale", a ajouté le président cubain devant plusieurs milliers de personnes, dont l'ambassadeur du Venezuela à La Havane, Orlando Maneiro."

De hauts responsables démocrates critiquent le projet de Trump de "gouverner" le Venezuela

De hauts responsables démocrates ont condamné samedi le projet du président Donald Trump de gouverner temporairement le Venezuela. "L'idée que Trump envisage désormais de gouverner le Venezuela devrait semer la terreur chez tous les Américains. Le peuple américain l'a déjà expérimenté et en a payé le prix fort", écrit Chuck Schumer, chef de la minorité démocrate au Sénat.

Le chef de la minorité démocrate à la Chambre des Représentants, l'autre chambre du Congrès, s'est également montré critique. Hakeem Jeffries a certes qualifié le président arrêté Maduro de criminel et de dictateur, mais a également affirmé que l'administration Trump n'avait pas suffisamment informé le Congrès de l'attaque planifiée. L'élu a également souligné que de nombreuses questions demeuraient sans réponse.

M. Jeffries s'interroge ainsi notamment sur le nombre de soldats américains toujours présents au Venezuela. Il souhaite également savoir précisément ce que Donald Trump entend par "l'Amérique gouvernera le Venezuela jusqu'à ce qu'une transition en bonne et due forme ait lieu".

Les États-Unis utilisent l'énergie comme "moyen d'influence"

Les États-Unis utilisent l'énergie comme "un moyen d'influence sur le reste du monde", a estimé Patrick Pouyanné, le patron de TotalEnergies, dans une interview à La Tribune Dimanche réalisée avant l'intervention américaine au Venezuela.

"Le basculement majeur de ces quinze dernières années (...) repose sur la mutation des États-Unis" d'un pays importateur de pétrole et de gaz en "gros producteur de pétrole mondial" et "en passe de devenir le plus gros producteur et exportateur de gaz naturel liquéfié", grâce au pétrole et au gaz de schiste, souligne-t-il dans cet entretien, mis en ligne samedi soir.

"Cette domination énergétique" a bouleversé l'économie mais aussi "l'ensemble des dynamiques internationales", réduisant notamment la dépendance des États-Unis envers le Moyen-Orient, analyse le PDG du groupe pétrolier français qui, comme les autres, fonde son activité sur l'analyse géopolitique mondiale.

Selon lui, "les États-Unis regardent le monde avec leurs lunettes. Leur monde. La Chine, le Pacifique, le Venezuela, l'Amérique du Sud...". "Ils ne souhaitent - ne peuvent - plus être +les gendarmes du monde+".Dans ce contexte, le problème "à court terme, c'est de savoir si nous Européens sommes capables de faire face à la Russie dans le conflit ukrainien"

Le Royaume-Uni "ne versera pas une larme" sur la fin du régime Maduro, juge Starmer
"Nous sommes prêts pour défendre le Venezuela", affirme la vice-présidente Delcy Rodriguez

La vice-présidente du Venezuela Delcy Rodriguez, première dans l'ordre de succession au pouvoir, a déclaré samedi que le gouvernement était prêt "à défendre le Venezuela" et que Nicolas Maduro était "l'unique président".

"Nous sommes prêts à défendre le Venezuela, nous sommes prêts à défendre nos ressources naturelles qui doivent servir au développement national", a déclaré Mme Rodriguez, à la tête d'un Conseil de défense. 

S'exprimant en direct à la télévision, Mme Rodriguez a exigé "la libération immédiate du président Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores. L'unique président du Venezuela, c'est le président Nicolas Maduro", a-t-elle dit.

Maduro est "l'unique président du Venezuela", dit la vice-présidente Delcy Rodriguez
Le chancelier allemand juge que Maduro a "conduit son pays à la ruine"

Le chancelier allemand Friedrich Merz a jugé samedi que le président vénézuélien Nicolas Maduro, capturé par Washington, avait "conduit son pays à la ruine".M. Maduro a "joué un rôle problématique dans la région", notamment en "impliquant le Venezuela dans le trafic de drogue", a jugé M. Merz, rappelant que l'Allemagne n'a pas reconnu les dernières élections vénézuéliennes, "truquées".

Macron appelle à une "transition démocratique" après la fin de la "dictature Maduro"

Emmanuel Macron a appelé samedi à une "transition pacifique" et "démocratique" au Venezuela, où le peuple ne peut que se "réjouir" de la fin de la "dictature Maduro" après l'attaque américaine qui a abouti à sa capture."En confisquant le pouvoir et en piétinant les libertés fondamentales, Nicolás Maduro a porté une atteinte grave à la dignité de son propre peuple", a écrit sur X le président français.Le chef de l'Etat plaide pour que la transition, "respectueuse de la volonté du peuple vénézuélien", soit assurée "au plus vite" par Edmundo González Urrutia, candidat de l'opposition à la présidentielle 2024.

L'Espagne "ne reconnaîtra pas une intervention qui viole le droit international"

D'autres lecteurs ont également lu

Les + consultés

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...