Pourquoi Paris se mêle de l'affaire Jeffrey Epstein
- Publié le 25-08-2019 à 08h22
- Mis à jour le 18-11-2019 à 16h42

La justice française a décidé d'ouvrir une enquête dans le cadre de cette affaire.Le parquet de Paris a annoncé ce vendredi ouvrir une enquête préliminaire pour viols et agressions sexuelles notamment sur mineurs dans le cadre de l'affaire Epstein, financier américain retrouvé mort en prison cet été. "Les investigations […] auront pour objet de mettre au jour d'éventuelles infractions commises non seulement sur le territoire national, mais aussi à l'étranger" et impliquant des victimes françaises ou des auteurs français, précise le procureur de Paris dans un communiqué.
Cette enquête préliminaire a aussi été ouverte des chefs d'"association de malfaiteurs en vue de commettre des crimes" et "association de malfaiteurs en vue de commettre des délits punis d'au moins cinq ans d'emprisonnement".
Arrêté le 6 juillet à son retour d'un séjour à Paris, Jeffrey Epstein, qui était âgé de 66 ans, a été retrouvé sans connaissance dans sa cellule du Metropolitan Correctional Center (MCC) à Manhattan et n'a pu être ranimé. L'autopsie a conclu au suicide par pendaison. Il était accusé d'avoir recruté des dizaines de mineures entre 2002 et 2005.
L'association française "Innocence en danger" avait saisi le parquet parisien fin juillet après l'arrestation de Jeffrey Epstein aux États-Unis et avait publié le 12 août, deux jours après sa mort, une lettre ouverte appelant le procureur de Paris à ouvrir une enquête.
Ce jeudi 22 août, l'association a affirmé avoir reçu dix témoignages émanant principalement de victimes d'actes "commis sur le sol français" en lien avec le multimillionnaire, qui possédait un appartement à Paris.
Des antécédents datant de 2005
Jeffrey Epstein avait fait l'objet d'une première enquête en 2005 en Floride après que la police de Palm Beach eut été alertée par des accusations d'abus sexuels sur mineures à son encontre. Il avait à cette époque conclu un accord de plaider coupable pour une seule charge, celle d'avoir sollicité les services de prostituées mineures, et n'avait écopé que d'une peine de 13 mois de prison aménagée, avec autorisation de quitter sa cellule pendant la journée.