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L'Église russe en Ukraine dans les limbes : la fin d'une présence séculaire ?

Les pressions s'accumulent sur l'Église et son clergé, dans le contexte de l'invasion du Kremlin.

Sébastien Gobert
<p>Le prêtre orthodoxe Semion devant son église à Izioum, en Ukraine, le 18 octobre 2022</p>
Le prêtre orthodoxe Semion devant son église à Izioum, en Ukraine, le 18 octobre 2022. ©AFP

Un passeport russe ici, un dépliant promouvant la "guerre sainte" russe là, un drapeau de la "Nouvelle Russie" (désignant les terres conquises par les tsars à la fin du XVIIIe siècle, NdlR) ici encore… Les preuves compromettantes découvertes par les services de sécurité ukrainiens dans des monastères et églises orthodoxes de l'Église russe en Ukraine s'accumulent.

Les résultats des perquisitions menées depuis la fin novembre ont semble-t-il convaincu Volodymyr Zelensky d'approuver une proposition de son Conseil de sécurité et de défense interdisant les groupes religieux affiliés à la Russie. Dans le contexte d'invasion généralisée, une telle initiative trouverait ses justifications. Elle constituerait néanmoins un énième acte de rupture, en mettant un terme à une présence séculaire de l'Église russe en Ukraine.

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