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Plusieurs hauts responsables militaires tirent la sonnette d'alarme: l'Europe doit-elle craindre une attaque de la Russie ?

Plusieurs hauts responsables militaires européens ont évoqué cette possibilité au cours de déclarations alarmistes. Si la menace reste relativement éloignée, les pays frontaliers de la Russie ont toutefois commencé à relever leur niveau de préparation.

Nelly Didelot, pour Libération
In this photo released by Sputnik news agency on Friday, Feb. 9, 2024, Russian President Vladimir Putin gestures as he speaks during an interview with former Fox News host Tucker Carlson at the Kremlin in Moscow, Russia, Tuesday, Feb. 6, 2024. (Gavriil Grigorov, Sputnik, Kremlin Pool Photo via AP)
Le président russe Vladimir Poutine ©Sputnik

Tout au long du mois de janvier, les avertissements ont fusé. "Nous entendons des menaces du Kremlin presque tous les jours. Nous devons prendre en compte le fait que Vladimir Poutine pourrait attaquer un jour un pays de l'Otan", a prévenu Boris Pistorius, le ministre de la Défense allemand, le 19 janvier. "L'Ukraine n'est qu'une étape, pas la fin de l'histoire. La guerre pourrait arriver en Suède", avertissaient de concert quelques jours plus tôt, le ministre suédois de la Défense civile et le commandant des forces armées. Chez le voisin norvégien, le général en chef Eirik Kristoffersen, estime que son pays "manque de temps" pour se renforcer face à une Russie imprévisible. "Nous avons une fenêtre d'un ou deux ans, peut-être trois, pour mettre en place des défenses solides", a-t-il indiqué.

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