Medvedev menace l'Europe sur l'utilisation des actifs gelés russes : "La Russie pourra considérer cela comme un prétexte à la guerre"
Après la proposition de la Commission d'utiliser les actifs gelés russes pour financer une aide à l'Ukraine, la réponse de la Russie ne s'est pas fait attendre.
- Publié le 04-12-2025 à 14h47
- Mis à jour le 05-12-2025 à 09h45

Le flou autour de l'affaire Euroclear continue de s'épaissir. Après des mois d'incertitude, Ursula von der Leyen a proposé cette semaine d'utiliser les actifs gelés de l'État russe, actuellement bloqués à Euroclear, en plein cœur de la capitale belge, pour financer un plan d'aide à l'Ukraine.
Plusieurs options sont actuellement sur la table, mais les estimations varient entre 140 et 210 milliards. Une somme importante, qui, théoriquement, pourrait donner une bouffée d'air frais à l'Ukraine, sans pour autant forcer une participation des vingt-sept.
Si cette proposition semble diviser les dirigeants européens, dont Bart De Wever, qui a récemment qualifié la mesure de "fondamentalement erronée", la Russie voit cette manœuvre d'un très mauvais œil, et a tenu à le faire savoir, comme le souligne HLN.
"Si l'Union européenne, dans sa folie, tente finalement de voler les avoirs russes gelés en Belgique sous couvert d'un soi-disant 'prêt de réparations', la Russie pourra considérer cela comme un prétexte à la guerre", a menacé Dmitri Medvedev, vice-président du conseil de sécurité russe, "avec toutes les conséquences que cela implique pour Bruxelles et les pays membres de l'UE".
Une déclaration lourde de sens, qui s'ajoute aux menaces auxquelles l'Europe et ses membres doivent faire face en cette période de tension.

