Le Parlement israélien adopte une loi sur les juges, aussitôt contestée devant la Cour suprême

Le Parlement israélien a adopté jeudi matin une loi polémique renforçant l'influence du pouvoir politique dans la nomination des juges qui a été immédiatement contestée par l'opposition devant la Cour suprême.

L'amendement modifiant la composition de la commission de nomination de juges a été adoptée par un vote de 67 voix pour et une contre, l'opposition ayant décidé de boycotter le vote. La Knesset compte 120 députés.

Ce vote témoigne de la volonté du gouvernement de Benjamin Netanyahu d'aller de l'avant avec son projet de réforme de la justice ayant provoqué l'un des mouvements de contestation populaire les plus importants de l'histoire d'Israël en 2023, avant d'être suspendu par l'exécutif peu après le début de la guerre déclenchée par l'attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël le 7 octobre de cette année-là.

Il survient alors que le gouvernement est engagé dans un bras de fer avec la Cour suprême après avoir annoncé le limogeage du chef du Shin Bet, l'Agence de la sécurité intérieure, Ronen Bar, et engagé un procédure de destitution contre la procureure générale du pays, Gali Baharav-Miara.

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L'opposition et des milliers de manifestants descendant quotidiennement dans la rue à Tel-Aviv ou à Jérusalem sont vent debout contre ces décisions du gouvernement, et le projet de réforme de la justice, dans lesquels il voient une dérive autocratique du Premier ministre, Benjamin Netanyahu, et les germes de l'avènement d'une démocratie illibérale.

Yaïr Lapid, chef du parti de centre droit Yesh Atid, a annoncé sur le réseau social X le dépôt d'un recours devant la Cour suprême contre la loi sur les juges au nom de plusieurs partis d'opposition, quelques minutes seulement après le vote du Parlement.

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Pour son promoteur, le ministre de la Justice, Yariv Levin, la loi doit apporter "un équilibre" entre le pouvoir législatif et judiciaire.

Les juges, incluant ceux de la Cour suprême, sont choisis actuellement par une commission de neuf membres composée de juges, de députés et d'avocats du barreau, sous la supervision du ministre de la Justice.

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