À Gaza, des gens meurent de faim en masse tandis que l'aide est bloquée
Personne ne sait quand le calvaire des Palestiniens de la bande de Gaza prendra fin. Ce que l'on sait par contre, c'est que le désastre humanitaire continue de s'étendre et de se décliner en conséquences de plus en plus délétères pour les Gazaouis, tant sur le plan alimentaire que sanitaire.


- Publié le 24-07-2025 à 19h55

Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a d'ailleurs affirmé qu'une "grande proportion" de la population à Gaza mourait de faim.
Je ne sais pas comment on pourrait appeler cela autrement que des gens mourant de faim en masse, et c'est créé par l'homme. C'est très clair, et c'est à cause du blocus." Le gouvernement israélien a très partiellement assoupli fin mai un blocus total imposé début mars au territoire palestinien. Celui-ci a entraîné de très graves pénuries de nourriture, médicaments et autres biens de première nécessité."Nous assistons aujourd'hui à une hausse fatale des décès liés à la malnutrition
, a déclaré mercredi le patron de l'OMS.
Près d'un millier de camions d'aide humanitaire, en attente de distribution, sont ainsi coincés à la frontière de Gaza. Mais le bureau de l'Onu pour la coordination de l'aide humanitaires (Ocha) a indiqué jeudi ne pas pouvoir confirmer leur nombre, puisque les personnels des Nations unies n'ont plus accès aux points de passage.
Entraves sur le terrain
L'armée israélienne a nié mercredi bloquer l'aide humanitaire et affirmé que 950 camions se trouvaient à Gaza et attendaient que les agences internationales distribuent leurs cargaisons. "Malgré nos demandes répétées, Israël n'a pas autorisé l'Onu à être présente aux points de passage qui sont des zones militarisées. Nous ne pouvons donc pas vérifier la quantité de fournitures actuellement au point de passage", a déclaré Jens Laerke, un responsable de l'Ocha. "Il est important de souligner qu'il ne s'agit pas seulement de demandes refusées", mais également d'entraves sur le terrain, a-t-il indiqué.
Israël doit donner son "feu vert aux camions sans retard inutile, permettre aux équipes d'emprunter des itinéraires multiples et plus sûrs, et ordonner aux troupes de rester à l'écart des convois et de ne jamais tirer sur les civils le long des itinéraires attribués ou n'importe où ailleurs", a encore relevé M. Laerke.
