Mercredi, l'armée iranienne a annoncé avoir effectué une nouvelle série de frappes contre Israël, notamment sur la station balnéaire d'Eilat (sud) et Tel-Aviv, ainsi que contre des bases militaires américaines au Koweït et à Bahreïn.
"Les déclarations de Trump au sujet de la demande de cessez-le-feu de l'Iran sont fausses et dénuées de tout fondement", a affirmé la diplomatie iranienne.
Donald Trump a promis de frapper "extrêmement durement" l'Iran durant deux ou trois semaines dans son discours effectué dans la nuit de mercredi à jeudi.
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La Rédaction
Trump applaudit la destruction d'un pont en Iran et appelle Téhéran à conclure un accord
Donald Trump a applaudi jeudi sur son réseau Truth Social la destruction d'un pont en Iran et appelé Téhéran à conclure un accord "avant qu'il ne soit trop tard", sans préciser ce qui devrait figurer dans un tel accord.
Selon Ghodratollah Seif, vice-gouverneur de la province proche de Téhéran d'Alborz, cité par l'agence iranienne Fars et la télévision d'État, l'attaque du pont a causé la mort de huit civils, tandis que 95 personnes ont été blessées.
En raison des restrictions imposées à la couverture médiatique, l'AFP n'est pas en mesure d'accéder aux sites des frappes ni de vérifier de manière indépendante les bilans en Iran.
"Le plus grand pont en Iran s'écroule et ne sera plus jamais utilisé" a écrit le président américain en commentaire d'une vidéo du pont B1 à Karaj, près de Téhéran, dont le tablier s'effondre en partie dans un nuage de poussière.
"IL EST TEMPS POUR L'IRAN DE CONCLURE UN ACCORD AVANT QU'IL NE SOIT TROP TARD ET QU'IL NE RESTE PLUS RIEN DE CE QUI POURRAIT ENCORE DEVENIR UN GRAND PAYS", a-t-il ajouté.
"Frapper des infrastructures civiles, y compris des ponts inachevés, ne poussera pas les Iraniens à se rendre", a réagi le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi sur X.
La télévision d'État iranienne avait auparavant affirmé que deux frappes américano-israéliennes avaient visé ce pont, faisant état de deux morts.
"L'ennemi américano-sioniste a de nouveau pris pour cible le pont B1 à Karaj", une ville limitrophe à l'ouest de la capitale iranienne, a affirmé la chaîne, en précisant qu'il "avait déjà été visé une heure auparavant". "Cette nouvelle attaque a eu lieu alors que les secours étaient mobilisés pour porter assistance aux victimes" de la première frappe, a-t-elle précisé.
Le pont B1, en construction, est, selon l'agence Fars, le plus haut du Moyen-Orient.
Antonio Morettini
Le patron du Pentagone a demandé au chef d'état-major de l'armée de terre de démissionner
La Rédaction
Les pays du Golfe réclament un feu vert de l'ONU pour l'usage de la force
Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG) a appelé jeudi le Conseil de sécurité de l'ONU à donner son feu vert à l'usage de la force pour libérer le détroit d'Ormuz, à la veille du vote attendu du Conseil sur ce dossier."L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé Jassem Al-Budaiwi lors de la première réunion du Conseil de sécurité sur la coopération avec le CCG, qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.
"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York.Ces déclarations interviennent alors que les 15 membres du Conseil discutent depuis dix jours d'un projet de résolution porté par le Bahreïn pour autoriser l'usage de la force pour libérer le détroit d'Ormuz bloqué par l'Iran.Une idée, soutenue par les Etats-Unis, qui ne fait pas l'unanimité.Après de multiples révisions, la sixième et dernière version du texte, vue par l'AFP jeudi, est le résultat d'un compromis destiné à convaincre en particulier la France, la Russie et la Chine de lever leurs objections.Avant l'issue des négociations, le président français Emmanuel Macron s'était montré sceptique jeudi matin sur une opération militaire pour "libérer" le détroit, la jugeant "irréaliste".
Mais le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou coalition d'Etats à utiliser tous les moyens "défensifs" nécessaires pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto."Dans le contexte actuel, autoriser les Etats membres à utiliser la force reviendrait à légitimer l'utilisation illégale et indiscriminée de la force, ce qui mènerait inévitablement à une nouvelle escalade", a déclaré l'ambassadeur chinois Fu Cong, tandis que la Russie, alliée de longue date de Téhéran, a dénoncé un texte "partial".
Le vote est désormais prévu vendredi matin, ont indiqué à l'AFP plusieurs sources diplomatiques.L'adoption de la résolution "reflètera l'unité de la communauté internationale pour faire face aux menaces contre l'une des voies maritimes les plus vitales pour le commerce mondial et la sécurité énergétique", a déclaré Abdoullatif ben Rachid Al Zayani, ministre des Affaires étrangères du Bahreïn, qui préside le Conseil de sécurité en avril.Depuis le début du conflit, déclenché le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran, la quasi-paralysie par Téhéran du détroit d'Ormuz, par où transite en temps normal un cinquième de la production de pétrole mondiale, ainsi que du gaz naturel liquéfié, a entraîné une forte hausse du prix des hydrocarbures à travers le monde.
La Rédaction
L'Iran dit avoir ciblé des sites industriels et militaires américains dans le Golfe
La télévision d'État iranienne a affirmé que Téhéran avait lancé jeudi une série d'attaques ciblant des sites industriels et militaires américains dans le Golfe, ainsi que des installations israéliennes.De nouveaux bombardements israélo-américains ont secoué jeudi l'Iran, où un pont près de Téhéran a notamment été frappé à deux reprises et où les deux principales aciéries du pays ont annoncé cesser leurs activités en raison d'attaques."En réponse aux attaques contre les industries sidérurgiques iraniennes, les Gardiens de la Révolution ont lancé une nouvelle vague d'attaques", a rapporté la télévision d'État, citant un porte-parole du commandement militaire central, Ebrahim Zolfaghari."Les industries sidérurgiques américaines situées à Abou Dhabi, les industries d'aluminium américaines à Bahreïn et les usines d'armement Rafael du régime sioniste (israélien, ndlr) figuraient parmi les cibles", a précisé la télévision d'État.Par ailleurs, l'agence Tasnim, citant le commandement de la marine des Gardiens de la révolution - armée idéologique de la République islamiste - a affirmé que les centres de données des entreprises américaines Oracle à Dubaï et Amazon à Bahreïn avaient également été visées.Les forces iraniennes ont aussi ciblé, selon la télévision d'État, des bases aériennes en Israël, notamment celles de Tel Nof et de Palmachim, ainsi que des "centres de rassemblement des forces militaires" et des bases de l'armée américaine dans plusieurs pays du Golfe.
La Rédaction
Le Pakistan augmente le prix de l'essence de 43% et celui du diesel de 55%
Le gouvernement pakistanais a considérablement augmenté jeudi les prix des carburants, soit une hausse de 42,7% pour l'essence et de 54,9% pour le diesel, en réponse à la flambée des prix mondiaux de l'énergie provoquée par la guerre en Iran.
Antonio Morettini
Trump applaudit la destruction d'un pont en Iran, appelle Téhéran à conclure un accord
Donald Trump a applaudi jeudi sur son réseau Truth Social la destruction d'un pont en Iran et appelé Téhéran à conclure un accord "avant qu'il ne soit trop tard", sans préciser ce qui devrait figurer dans un tel accord.
Antonio Morettini
L'Iran dit avoir ciblé des sites industriels et militaires américains dans le Golfe
La télévision d'Etat iranienne a affirmé que Téhéran avait lancé jeudi une série d'attaques ciblant des sites industriels et militaires américains dans le Golfe, ainsi que des installations israéliennes.
Antonio Morettini
Le pétrole s'envole alors que Washington et Téhéran haussent le ton
Les prix du pétrole ont décollé jeudi, la référence américaine s'envolant même de plus de 11%, poussés par de nouvelles menaces de Donald Trump sur l'Iran qui ont douché les espoirs de désescalade au Moyen-Orient.
Antonio Morettini
Le dollar rebondit face à la hausse de ton de Trump
Le dollar reprend sa hausse jeudi en même temps que les prix du pétrole, le ton plus offensif que prévu de Donald Trump ayant douché les perspectives de désescalade au Moyen-Orient.
Antonio Morettini
Le Pakistan augmente le prix de l'essence de 43% et celui du diesel de 55%
Le détroit d'Ormuz restera fermé aux "ennemis" de l'Iran
L'Iran a répondu à Donald Trump que le détroit d'Ormuz resterait fermé à ses "ennemis".
Un pétrolier a été touché par un missile iranien dans les eaux territoriales qataries.
Un bangladais a été tué et un Indien blessé par des débris de drones interceptés dans les Émirats arabes unis, près du détroit d'Ormuz, selon les autorités locales.
Deux combattants de l'ancienne coalition paramilitaire du Hachd al-Chaabi ont été tués dans une frappe dans le nord-ouest de l'Irak, a déclaré à l'AFP une source au sein de cette alliance qui comprend des factions pro-iraniennes, accusant les Etats-Unis et Israël.
L'ouest de Téhéran a été secoué par de nouvelles fortes explosions, selon un journaliste de l'AFP.
La cathédrale orthodoxe russe de la capitale iranienne a été endommagée par des frappes qui n'ont pas fait de victimes, selon l'ambassade de Russie, tout comme le mur d'enceinte de l'ex-ambassade des États-Unis.
Des complexes sidérurgiques du centre et du sud-ouest de l'Iran ont également subi des dégâts à la suite de bombardements.
Un dirigeant du Hezbollah tué par les Israéliens, 14 blessés en Israël
Les Israéliens ont tué à Beyrouth le responsable militaire pour l'Irak au sein du Hezbollah, Youssef Hachem, le plus important dirigeant de ce groupe pro-iranien ciblé depuis le début de la guerre au Liban, où le bilan d'un mois de frappes israéliennes s'élève à 1.318 morts et 3.935 blessés.
Quatorze personnes ont été blessées dans la région de Tel-Aviv après de nouveaux tirs de missiles iraniens sur Israël, un hôpital disant avoir reçu un enfant dans un état "très critique".
Les Houthis revendiquent une troisième attaque contre Israël
Les Houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué leur troisième attaque de missiles contre Israël, affirmant avoir visé des "cibles sensibles" dans le sud de ce pays.
"C'est tout à fait vrai que la France, qui n'a pas été consultée et qui ne fait pas partie de cette offensive militaire lancée par les États-Unis et Israël, n'y prend pas part. Mais il n'y a rien de nouveau, c'est vrai depuis le premier jour, donc il ne faut pas s'en étonner", a dit le président Emmanuel Macron.
Il répondait ainsi aux critiques de Donald Trump sur l'interdiction de survol du territoire français.
L'ONU inquiète du durcissement de la répression d'État dans la région
L'Iran et plusieurs pays du Moyen-Orient exploitent le contexte de guerre dans la région pour limiter les droits humains et accroître la répression d'État, a alerté le Haut-Commissaire aux Droits de l'homme de l'ONU Volker Türk.
Il a également déploré "les tentatives de restreindre la liberté de la presse" en Israël et aux États-Unis dans le contexte du conflit.