"J'ai la chance d'avoir un moral d'acier" : Véronique Barbier se confie sur la récidive de son cancer (VIDEO)
Véronique Barbier raconte sa récidive du cancer du sein et son quotidien de chimiothérapie, entre épreuves physiques et force de caractère.
- Publié le 02-10-2025 à 15h06

L'été dernier, Véronique Barbier, présentatrice emblématique du JT de 13 h à la RTBF, avait quitté le plateau pour des raisons de santé. La journaliste de 55 ans venait d'apprendre une rechute de son cancer du sein, huit ans après son premier diagnostic.
À l'occasion du lancement d'Octobre Rose, la RTBF est allée à sa rencontre ce mercredi 1er octobre, et l'a suivie durant son traitement à l'hôpital. Elle raconte sa première expérience de chimiothérapie : "C'est la première fois que j'ai de la chimiothérapie. À mon premier cancer, je n'en avais pas. C'est vraiment un traitement qui est quand même assez lourd […] Vous perdez vos cheveux, il faut accepter un nouveau look. Il faut accepter des effets secondaires qui peuvent être compliqués."
Positivité et résilience
Malgré cette épreuve, Véronique Barbier garde le moral : "Là, je retrouve un petit peu d'énergie. J'arrive à faire quelques petites choses, mais c'est une par jour. J'ai la chance d'avoir un moral d'acier et donc je vois toujours le verre à moitié rempli. Je crois que ça m'aide beaucoup, car parfois, on oublie que le moral, c'est important."
La nouvelle de la récidive a été un véritable choc pour elle : "C'est comme si vous tombiez du 15e étage. Cette fois, ce sont les ganglions qui étaient touchés. J'ai quand même voulu travailler durant trois jours, après la nouvelle. Puis, le lendemain, je faisais ma première chimio."
Une parole engagée
Véronique Barbier souhaite également sensibiliser les femmes et militer pour la prévention. "Déjà, ce n'est pas une maladie honteuse. J'ai un cancer et c'est la faute à pas de chance. Deuxièmement, c'est important de parler de la prévention. Il y a des contrôles et si on a le moindre doute, je trouve qu'il faut pouvoir le faire. Et s'il y a un doute qui est sérieux, il y a toujours moyen de faire une place pour la mammographie. J'aimerais bien, après, militer pour qu'on soit toutes égales face à la maladie."
Invitée dans l'émission "Le Monde en direct" sur La Première, elle a également dénoncé la "double peine" vécue par de nombreuses patientes : "Une femme seule, une indépendante ou une employée à temps partiel vit sa maladie dans une angoisse permanente. On parle beaucoup du moral des patientes, mais comment rester positive quand on ne sait pas si on pourra payer son loyer ? Mon salaire continue de tomber. Je n'ai pas cette inquiétude-là. Mais combien de femmes doivent reprendre le travail entre deux chimios, simplement pour survivre ?"

