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"Si jamais, quand je suis en train de faire mon rituel, il y a un élément perturbateur, comme un coup de téléphone, je peux tout recommencer"

Après des années de vie cabossée, Andy commence à développer des TOC – de vérification en l'occurrence −, qui lui ont pourri la vie mais dont il a appris à s'accommoder aujourd'hui.

Andy souffre de toc
Aujourd'hui, Andy dit avoir appris à vivre avec ses TOC. ©Jean Luc Flemal

Trois vis pour fixer la poignée de la porte du congélateur : un détail a priori anodin qui, pourtant, résume à lui seul le tout début du trouble dont Andy tente de se débarrasser depuis une dizaine d'années.

Dans son studio bien encombré, perché sur les hauteurs de Grivegnée, en région liégeoise, le quadra d'allure athlétique paraît quelque peu nerveux. "Tout arrive en même temps", s'excuse-t-il après avoir raccroché son mobile qui avait sonné quelques minutes auparavant. Il s'agite, manifestant une évidente envie de bien faire : "J'ai fait brûler de l'encens, pour que ça ne sente pas la cigarette". On essaie de le mettre à l'aise au moment d'entamer son histoire que l'on sait "cabossée" et il répond du tac au tac : "De toute façon, j'ai assez peu de choses à cacher… Parce qu'il faut savoir que j'ai un vécu assez dense et… comment dire, peu académique".

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