La Flandre suspend les nouvelles adoptions à l'étranger
La ministre flamande du Bien-être Hilde Crevits (CD&V) a décidé vendredi de ne pas reconnaître de nouveau service d'adoption dans l'attente d'un nouveau décret qui devrait permettre de limiter les abus en la matière. Conséquence: tant qu'aucun service d'adoption internationale n'est reconnu, aucune nouvelle procédure de médiation ne peut être lancée.

- Publié le 15-12-2023 à 17h21

Depuis le 1er juillet, la Flandre ne compte plus qu'un seul service chargé des adoptions internationales, "Le Petit Miracle" (Het Kleine Mirakel"). Mais les autres services d'adoption du nord du pays ont porté plainte contre cette reconnaissance et le comité d'avis a déclaré cette plainte fondée.
La ministre ayant décidé de suivre cet avis, un nouvel appel sera lancé pour un service d'adoption internationale reconnu.
Les accords en cours continueront toutefois d'être finalisés et supervisés. Cela vaut également pour les futurs parents qui doivent être redirigés vers un autre pays d'origine, la coopération avec certains Etats ayant été interrompue après analyse. Le suivi des adoptions internationales se poursuivra également avec le Centre d'aide à l'adoption et les services d'adoption internationale existants.
Selon la ministre, un travail important a été réalisé avec les différents partenaires au cours des dernières années afin d'apporter les changements nécessaires. "Mais les problèmes de ces derniers mois semblent avoir empêché une relance en douceur. Les rapports que nous recevons m'inquiètent", a déclaré Hilde Crevits. "Les adoptions doivent se dérouler correctement, dans le respect de l'intérêt supérieur de l'enfant", a-t-elle ajouté.
