Lara Tadiotto va se ressourcer à Rome

Lara Tadiotto n'a pas réussi une saison à hauteur de ses espérances sur le circuit nord-américain féminin (LPGA Tour), où elle a passé le cut à peine à deux reprises. A savoir à Dublin (Ohio) fin août, où elle termina 46e (67-73-69-73, -6), et à Auburn (Californie) début octobre, où sa dernière carte de 78 la fit rétrograder à la 71e place.

Hugues Feron

Lara Tadiotto n'a pas réussi une saison à hauteur de ses espérances sur le circuit nord-américain féminin (LPGA Tour), où elle a passé le cut à peine à deux reprises. A savoir à Dublin (Ohio) fin août, où elle termina 46e (67-73-69-73, -6), et à Auburn (Californie) début octobre, où sa dernière carte de 78 la fit rétrograder à la 71e place. Au total, la Brabançonne a engrangé 6 446 euros sur le sol US pour une 175e position à l'ordre du mérite, bien loin du Top 90 qualificatif pour le LPGA Tour 2006. "J'ai vécu une saison très difficile, surtout au niveau mental, nous commente-t-elle. Je ne suis rentrée que dans cinq tournois, alors que j'ai été deux fois 1re réserve, trois fois 2 e réserve et ai évolué à trois reprises sous le par en qualification sans me retrouver dans le Final Field. C'est assez dur à vivre, et ne fait qu'augmenter le stress au fil des semaines..."

D'autant que, au niveau financier, Lara Tadiotto n'a jamais été rassurée sur son sort, que du contraire! "Quand je suis retournée aux Etats-Unis en août, je savais que mon budget n'était pas bouclé. J'y ai joué avec les gains engrangés sur le circuit européen (19000 euros en 8 tournois, dont une 7e place à l'Open d'Italie, NdlR). Je termine dès lors la saison endettée, vu que je dois rembourser 50pc de mes gains aux personnes qui avaient investi dans ma société."

Un pincement se fait sentir dans la voix de Lara, qui nous lâche alors: "Vous savez, ce n'est pas évident à assumer. Cela fait onze ans que je suis pro, j'ai vendu ma maison à Rhode-St-Genèse pour accomplir mon rêve US jusqu'au bout. Je remercie également toutes les personnes, principalement de l'Empereur, qui m'ont soutenue tant financièrement que moralement. Mais maintenant, à 34 ans, je dois penser à ma vie. C'est pour cela que j'ai décidé d'aller travailler cet hiver dans une académie à Rome, où je m'occuperai dans un premier temps des jeunes de 6 à 12 ans. Un emploi beaucoup plus stable qu'en Belgique où, vu les intempéries, vous pouvez parfois ne pas donner de leçons de golf pendant deux semaines d'affilée. Or, j'ai besoin désormais de rentrées d'argent plus régulières. Non seulement tout simplement pour vivre, mais aussi pour être bien dans ma tête."

Si elle part travailler à Rome, Lara Tadiotto n'a ainsi pas encore fait une croix sur sa carrière de joueuse, loin de là! "Techniquement, ma moyenne de birdies et de putting n'a jamais été aussi bonne que cette année, même si n'ai accompli que deux tours sans double-bogeys souvent ridicules. La saison prochaine, j'évoluerai sur le circuit européen féminin, où j'ai conservé ma carte grâce à une 69e place à l'Ordre du mérite 2005. Je suis en effet contrainte à un arrêt de deux mois, alors que je dois me faire enlever un kyste situé entre deux articulations au poignet, vu que la douleur est beaucoup trop gênante à l'impact. J'ai quand même eu droit au report de mon exemption pour participer directement à la finale de la Qualifying School en décembre... 2006".

© Les Sports 2005

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