Jill Boon : "Coach en DH messieurs, pourquoi pas ?"
Léopold 2-0 Gantoise

- Publié le 26-10-2026 à 13h04

Le Léopold est costaud. Le doute n'est plus permis. Maxime Bertrand et Jill Boon ont trouvé les clés tactiques pour tirer le potentiel de leur équipe. À un tiers du championnat, les Ucclois ont signé cinq victoires pour deux partages. Aucune défaite. Leur calendrier avait d'abord placé des adversaires de bas de classement. Le Léo en a profité pour monter en puissance doucement, tout en assurant le marquoir. Le 13 sur 15 initial n'avait rien de rassurant, malgré des stats appréciables. Le fameux 5-4 face à Namur avait réveillé les troupes de l'avenue Dupuich.
Depuis huit jours, le Léo traverse un moment de vérité. Après le partage au Braxgata, il a battu Gand à la maison (2-0). "Nous sortons un bon match", confie la T2 Jill Boon. "Nous avons un peu reculé à la fin du deuxième quart et au début du troisième quart. Ensuite, nous mettons le 2-0 alors que Gand joue sans gardien. Ce succès confirme, en tout cas, que nous ne jouons pas si mal. Nous avons d'abord affronté des clubs de bas de classement sans leur manquer de respect. Nous avons trois gros matchs. Au Braxgata, l'arbitre oublie un stroke en notre faveur. Contre Gand qui est l'équipe la plus compliquée à jouer, nous remportons un chouette match."
Le duo à la tête du Léo redessine cette saison l'ADN d'un noyau appelé à réaliser de grandes choses. "Nous travaillons d'abord sur la discipline défensive. Ensuite, nous avons misé sur la solidarité. Il reste la créativité dans le cercle adverse. Tout le monde fait face au même défi. Nous avons un Tom Boon qui est un attaquant exceptionnel. Son impact est absolument énorme. Nous ne dépendons pas de lui. Il marque beaucoup, mais il aide également tous les autres en mettant une pression constante sur la défense. Vincent Vanasch fait pareil sur sa ligne de but."
Jill Boon apprend chaque jour au contact de son staff et d'un tel noyau. "J'adore bosser avec Max et ce groupe très challengeant. Je regarde toujours le championnat féminin. Est-ce que je veux devenir T1 en DH messieurs ? Oui, pourquoi pas ! Mais, pas tout de suite ! J'apprends beaucoup. Il n'y a pas eu beaucoup de femmes qui ont coaché des équipes messieurs en DH. Sofie Gierts est le dernier exemple. Aucune femme n'a coaché une équipe du top 4 messieurs." Le défi est lancé.