Problème: les élèves ne bénéficient pas du statut d'élite

L.G.

Les horaires des élèves du Tennis-Etudes sont très chargés. Sans doute trop. Alors que les élèves de la VTV (Vlaamse Tennis Vereniging) terminent l'école à midi ou une heure, se plaint Jean-Claude Moretti, le directeur sportif de l'AFT, ceux de Mons doivent souvent rester à l'école jusqu'à trois ou quatre heures, avant de seulement pouvoir commencer le tennis, la préparation physique, la kiné, Il faudrait que le ministre des Sports aménage officiellement des horaires permettant aux élèves de consacrer leurs après-midi au tennis. Mais il n'a pas l'air de s'en soucier.

Pour Marie-Claude Wolfcarius, préfète des études à l'Athénée Royale Marguerite Bervoets de Mons, la situation n'est pas facile à gérer. Les élèves du tennis-études sont obligés, pour recevoir un diplôme homologué, de suivre un minimum de 28 heures de cours. En première, ils en suivent 32, afin de se ménager une porte de sortie s'ils se rendent compte que le tennis ne leur convient finalement pas. En deuxième, on passe alors à 28. Ils brossent alors certains cours à option, placés l'après-midi et peuvent ainsi avoir deux après-midi libres sur la semaine.

Cela, c'est la version officielle. Mais il a bien fallu que l'on aménage des facilités, de manière officieuse, pour combler les lacunes des règles en vigueur. Comme brosser un cours ou l'autre de religion ou de morale, d'éducation physique, Ce qui permet d'arriver, pour certains, à un total de 21 ou 22 heures semaine. D'autre part, les élèves peuvent dépasser leur quota de trente demi-journées d'absence, pour partir en tournoi à l'étranger. A leur retour, ils devront évidemment passer les interrogations qu'ils n'ont pu faire avec leurs condisciples.

Mais le problème vient du fait que les élèves du tennis-études ne bénéficient pas du statut d'élite, au contraire de Clément le pongiste par exemple, ou de ses collègues squashman et motocrossman. Jean-Claude Moretti souhaiterait que tous ses élèves se voient attribuer ce statut privilégié, qui permet, officiellement cette fois, de réduire les heures de cours à 21 heures et ainsi de libérer toutes les après-midi pour la pratique sportive. Mais l'Adeps est très chiche avec les joueurs de tennis et leur demande de grands résultats dans des tournois internationaux pour leur délivrer ce statut.

Mais l'idéal serait bien sûr, comme le suggère Mme Wolfcarius, de créer, comme cela existe déjà en Flandre ou en France, par exemple, dans chaque année, une classe composée exclusivement de sportifs. Ce serait plus facile d'organiser les horaires et officialiserait enfin les pratiques.

© La Libre Belgique 2001

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