Tennis: Christopher Heyman, une ascension fulgurante avec de nouveaux objectifs

Christopher Heyman a remporté le 10 000$ d'Essen et se rapproche du top 500.

Patrice Sintzen
Tennis: Christopher Heyman, une ascension fulgurante avec de nouveaux objectifs

Lorsqu'on lui avait demandé ses objectifs, en début d'année, juste après sa victoire sur Dimitar Grabul au tournoi d'Alken, Christopher Heyman avait répondu qu'il visait le Top 500. Ce qui pouvait paraître ambitieux car, à l'époque, il venait à peine d'entrer dans le Top 1000.

Mais sa récente victoire au tournoi d'Essen (10 000 $), où il n'avait pas perdu le moindre set et n'avait pratiquement pas abandonné de jeu de service, vient de le faire progresser de 156 sièges et de l'amener à la 647e place mondiale.

"Si je continue de la sorte, je devrais donc y arriver sans problème", dit Christopher, qui a aussi disputé une demi-finale à El Kantaoui et qui, à Eupen, a été éliminé au deuxième tour par l'Allemand Otte, vainqueur du tournoi et 600e mondial.

"Je suis certain que je peux le battre, dit-il. Seulement, j'ai constaté combien il était difficile d'enchainer deux tournois. Le samedi, tu es un héros et le lundi, tu repars à zéro. Je dois apprendre à être plus constant."

Des racines à la frontière allemande

Christopher aurait pourtant aimé se mettre en évidence à Eupen, où il est né il y a 21 ans.

"Mais je n'y ai vécu que trois ans car nous nous sommes ensuite établis à Mol", explique celui qui, jusqu'à l'âge de 12 ans, a aussi joué au basket, à Geel.

"Mes racines sont cependant encore à la frontière allemande, d'où mon père est originaire. Ma mère est américaine et je me débrouille très bien en anglais (NdlR : en plus du néerlandais et d'un français parfait) mais mon père est germanophone et j'ai fait mes études secondaires en allemand. Cela m'a aidé lorsque je suis allé à Essen : je me suis fait pas mal de supporters."

Depuis qu'il a terminé ses études secondaires et se consacre uniquement au tennis (plus tard, il pourrait se lancer dans la psychologie du sport), Heyman a surtout progressé au revers et au service. Depuis trois ans, il s'entraîne avec Ben Van Houdt, le père de Tom.

"Il m'a apporté le sens tactique qui me faisait défaut, dit-il. Je maîtrisais une bonne palette de coups mais je gérais mal mes matches. Aujourd'hui, je suis nettement plus solide."

La semaine prochaine, Christopher Heyman disputera le tournoi de Fayenbois, où il sera probablement tête de série. "Après l'été, je tenterai les qualifications pour des challengers."

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