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Georges-Louis Bouchez (MR): "Bart De Wever et Paul Magnette pensent être supérieurs: quand ils se parlent, ils ont le sentiment d'embrasser Jupiter"

Comment le président des libéraux francophones réagit-il au lancement des listes wallonnes de la N-VA ? Il voit cela comme l'opportunité de déplacer l'échiquier politique vers la droite. Mais aussi comme un "coup" de Bart De Wever destiné à nuire au MR et, donc, à favoriser le PS en vue de futurs accords institutionnels.

Georges Louis Bouchez, president du MR
Georges-Louis Bouchez, président du MR dans bureau au siège du parti à Bruxelles. ©Jean Luc Flemal

Vous êtes président du MR depuis la fin 2019. Certains estiment que votre parti a évolué vers la droite. Vous confirmez ?

Le MR est devenu un grand mouvement populaire. Certaines franges de l'électorat s'intéressent désormais à nous alors qu'auparavant, ils ne nous auraient même pas regardés. Des gens qui s'étaient détachés de la chose politique y reviennent grâce au MR. Notre ligne est claire et nous n'acceptons pas les compromissions. Notre langage est beaucoup plus direct. Nous avons clarifié certaines positions, il est vrai, mais le MR est simplement revenu à ses fondamentaux. Le MR a la ligne de Jean Gol à l'époque – directe, claire, assumée – tout en tentant la synthèse avec les années Louis Michel, lorsque les libéraux ont commencé à parler également aux classes populaires, aux fonctionnaires, aux enseignants, aux assistants sociaux… L'évolution du parti, c'est la synthèse de ces deux époques.

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