La plaisanterie de De Croo qui n'a pas été bien reçue, le MR cible de vives critiques: revivez notre direct
La Libre vous propose tous les jours de suivre les dernières informations politiques en direct. Voici le résumé de ce lundi.

- Publié le 03-06-2024 à 09h56
- Mis à jour le 03-06-2024 à 20h20

Dans six jours, les Belges se rendront aux urnes dans le cadre des élections fédérales, régionales et européennes. Pour permettre à chacun d'être au fait des temps forts politiques, La Libre vous propose de suivre en direct les derniers jours de cette campagne. Déclarations, prises de positions, volte-face, alliances... retrouvez ci-dessous tout ce qu'il faut savoir de la campagne des partis politiques, ce lundi 3 juin.
19h23 : Alexander De Croo se confie concernant l'ambiance lors du tournage de Het Conclaaf
Le Premier ministre ne sera pas resté très longtemps dans le château où a été tournée l'émission Het Conclaaf. "C'était prévu", a-t-il réaffirmé dans une interview à De Morgen. Pourtant, il n'a pas hésité à rappeler à quel point l'ambiance été délétère entre les sept présidents de parti réunis pour l'occasion. "Quand je suis arrivé, mes six collègues étaient en train de manger sur la terrasse et les missiles volaient déjà dans tous les sens", a-t-il raconté. "'L'ambiance est bonne', ai-je plaisanté, mais cela n'a pas été bien reçu. Beaucoup de gens sont surpris par les mauvaises relations entre les dirigeants, mais nous n'avons pas besoin d'être amis, ou de peler des pommes de terre ensemble, pour travailler ensemble. Eric Goens avait la belle ambition de nous rapprocher. C'est pourquoi j'ai accepté. Mais on aurait dit que tout le monde s'était dopé aux stéroïdes."
17h55: Georges-Louis Bouchez persiste et signe: "A aucun moment, il n'y au eu propos personnel"
Décidément, les libéraux francophones auront passé une bonne partie de la journée à se justifier, suite à la prise de parole de Pierre-Yves Jeholet qualifiée de "raciste" par nombre de ses adversaires. "Les propos ont été expliqués et sont très clairs", a réagi encore une fois le président du MR sur RTL, à la suite de la sortie de Pierre-Yves Jeholet. "Nous sommes un pays où le principe de la neutralité de l'Etat est fondamental. Et dans d'autres pays ça n'est pas le cas, on en voit les conséquences dramatiques pour les habitants. Mais à aucun moment, il n'y a eu un propos personnel à l'égard du député. C'était une réflexion générale qui consistait à dire que dans ce pays, on a un mode de fonctionnement et c'est logique que toutes les personnes qui y vivent, belges et non-belges, s'y soumettent."
16h10: La pique de Sammy Mahdi (CD&V) à Bart De Wever (N-VA) sur Prévot (Les Engagés) et Bouchez (MR)
Le président de la N-VA, Bart De Wever, s'est réjoui de voir des présidents de parti francophones (Maxime Prévot et Georges-Louis Bouchez), se montrer favorables à une réforme de l'Etat.
Interrogé à son tour sur les propos du nationaliste flamand, Sammy Mahdi (CD&V) a ironisé: "C'est dû à qui, selon vous? En toute franchise, est-ce que c'est Bart De Wever qui est allé discuter avec eux?" Pour le président du CD&V qui s'est donc attribué les mérites de ce changement de position des partis francophones, il n'existe qu'une seule façon de mettre en oeuvre les réformes dont notre pays a besoin : le dialogue. "Mais pour ça, il ne faut pas constamment diaboliser l'autre", a-t-il poursuivi, critiquant sans le cacher la campagne de Bart De Wever.

15h29: Conner Rousseau ne supporte pas "qu'on lui reproche d'attirer l'attention"
Invité par nos confrères de HLN à s'exprimer face à un panel de lecteurs, l'ancien président de Vooruit a plutôt mal pris une des questions qui lui a été posée. Celle-ci concernait son omniprésence dans les médias et la façon dont il faisait de l'ombre à la nouvelle présidente de Vooruit, Melissa Depraetere. "On ne peut pas me reprocher qu'on m'accorde beaucoup d'attention", s'est-il défendu. "Je ne la cherche pas et je ne vais pas dans les studios de télévision. Les télévisions viennent à moi, ou on me demande de venir - comme maintenant."

14h05: Aucun candidat Premier ministre pour le CD&V
Sammy Mahdi (CD&V) n'a donné aucun nom de potentiel candidat Premier ministre. En 2019, Hilde Crevits avait fait connaître ses ambitions d'investir le 16 rue de la Loi. Mais cette fois, le président du CD&V a préféré "attendre les résultats du scrutin".
Sammy Mahdi a également évoqué la formation du futur gouvernement flamand. Il a estimé qu'elle ne devait en rien servir d'argument dans les discussions quant à un exécutif fédéral. Il a d'ailleurs ajouté qu'il espérait que la Flandre aurait un nouveau gouvernement d'ici au 1er septembre.

12h45: Pierre-Yves Jeholet pressé de s'excuser par différents partis
Décidément, la pression sur les épaules de Pierre-Yves Jeholet ne cesse de s'accroître depuis son accrochage avec le député PTB Nabil Boukili. Le parti d'extrême gauche a une nouvelle fois appelé à des excuses de la part du ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, ce lundi au micro de BX1.
D'autres formations politiques ont également regretté ce dérapage "aux relents racistes" et demandé des excuses. C'est le cas d'Ecolo, du PS, mais également des Engagés et de DéFi.
12h30: Vincent Van Peteghem ne veut pas de "hocus pocus fiscal"
Le ministre des Finances, Vincent Van Peteghem (CD&V), soutient l'idée de taxer les revenus du patrimoine plutôt qu'un impôt sur la fortune, a-t-il expliqué lundi sur les ondes la VRT.
Le chrétien-démocrate veut faire baisser la pression fiscale qui pèse en Belgique sur les travailleurs. "Ils contribuent à la prospérité de l'Etat et doivent donc recevoir l'attention nécessaire", a-t-il dit. "Il y a trois sources de revenus: le travail, le patrimoine et la consommation, et nous devons trouver un meilleur équilibre. Tout le monde doit contribuer, y compris ceux qui ont les plus larges épaules", a-t-il ajouté.
Pourtant, à l'entendre, ce n'est pas une "taxe sur les riches" qui assurera une meilleure fiscalité. "C'est du hocus pocus fiscal et cela polarise le débat. Nous vouons taxer de manière correcte les revenus du patrimoine. Aujourd'hui, nous remarquons que certaines sources de revenus sont taxées à un niveau élevé et d'autres pas du tout. Si l'on élargit la base fiscale et on diminue les taux, on peut demander à tout le monde une contribution correcte", a expliqué le ministre.
12h: Conner Rousseau n'est pas le seul à en vouloir à Alexander De Croo
Le socialiste flamand a regretté ce lundi la sorte du Premier ministre Alexander De Croo concernant la formation d'un gouvernement de centre-droit. Il a été rejoint par la ministre Groen Petra De Sutter."Je suis déçue que votre prochaine coalition de rêve n'inclue pas les Verts et les socialistes", a rétorqué De Sutter. "Je pense qu'il est absolument important que nous ne poursuivions pas une politique de rupture sociale, car ce sont les recettes qui sont actuellement sur la table du côté de la N-VA et des libéraux."
11h45: Comment le vote des jeunes pourrait brouiller le paysage politique
Plus de 830 000 jeunes, dont les 16-17 ans, voteront le 9 juin pour la première fois.
Dans la perspective des élections du 9 juin, les intentions de vote des jeunes hommes sont favorables au parti d'extrême droite Vlaams Belang (17,4 %) et aux nationalistes de la N-VA (15,5 %), selon une récente enquête en Flandre. Tandis que les jeunes femmes se dirigent vers les écologistes de Groen (11,6 %), puis les socialistes de Vooruit (8,8 %) et, tout de même, le Vlaams Belang (7,1 %).
11h20: Pour Rajae Maouane, les propos de Pierre-Yves Jeholet doivent "nous inquiéter au plus haut point"
Interrogée sur RTL, la vice-présidente d'Ecolo a tenu un discours particulièrement dur à l'égard du ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Pour elle, il n'y a pas de doute, ses propos de la veille à l'égard du député PTB Nabil Boukili sont "choquants et surtout racistes et xénophobes". "Comment en est-on arrivé là ? À ce qu'un démocrate en arrive à de tels propos, sans que ça ne suscite encore plus de réactions, et sans surtout, que cela ne suscite chez monsieur Jeholet, à un moment donné, de formuler des excuses, les plus sincères et les plus plates", a-t-elle regretté. "Jusqu'à présent, il ne s'est toujours pas excusé et c'est vraiment un problème."
Pour Rajae Maouane, l'attitude et les propos de M. Jeholet doivent "nous inquiéter au plus haut point".

11h08: "De Wever s'agite comme un poisson hors de l'eau"
Le président de l'Open Vld Tom Ongena estime que Bart De Wever (N-VA) doit faire un choix entre les deux projets qu'il porte. Ce sera soit une réforme de l'Etat soit des réformes socio-économiques, selon le libéral flamand. Or, le leader des nationalistes flamands est incapable de trancher, a-t-il estimé. "Il s'agite comme un poisson hors de l'eau", a-t-il lancé sur les ondes de la VRT.
Pour sa part, Ongena est davantage favorable à un gouvernement qui s'attelle aux problèmes socio-économiques que rencontre notre pays. Il évoque ainsi une réforme du marché du travail ou encore une limitation des allocations de chômage dans le temps.
10h32: Maxime Prévot exclut deux partis, mais garde la porte ouverte aux autres
Le président des Engagés risque d'occuper une place importante au lendemain des élections. Sa formation politique, en (très) belle progression dans les sondages, pourrait être déterminante dans la confection d'une coalition. Mais dès lors, avec qui Maxime Prévot souhaiterait-il s'allier (ou pas) ? "Je n'ai d'exclusive qu'à l'égard des partis d'extrême gauche comme le PTB, qui présente comme communiste un projet social qui m'apparaît dangereux et l'extrême droite, évidemment, du Vlaams Belang. Pour moi, ça, ce sont mes deux lignes rouges. Pour le reste, je n'ai pas d'exclusive, que ce soit avec l'un ou avec l'autre", a répondu le bourgmestre de Namur sur La Première, alors qu'on lui demandait s'il était prêt à discuter avec le MR.
L'autre question qui agite depuis plusieurs jours la sphère politique: les Engagés veulent-ils vraiment gouverner avec la N-VA ? "C'est une possibilité, mais ce n'est certainement pas mon premier choix, ni la préférence des Engagés", a clarifié Maxime Prévot.

10h09: Le président du Vlaams Belang, candidat Premier ministre
Interrogé sur la VRT, le leader du Vlaams Belang Tom Van Grieken a fait savoir ce lundi 3 juin qu'il était prêt à devenir Premier ministre, "sans pour autant diviser la Belgique". Le parti d'extrême droite, donné grand gagnant du scrutin dans les sondages, n'a à l'heure actuelle toutefois aucune piste de coalition possible. Le dernier espoir de la formation de Van Grieken, à savoir une alliance avec la N-VA, est partie en fumée la semaine dernière quand Bart De Wever a clairement fermé la porte à une telle éventualité.
10h : Georges-Louis Bouchez à la rescousse de Pierre-Yves Jeholet
Attaqué de toutes parts, Pierre-Yves Jeholet (MR) a pu compter sur le soutien de son président de parti, Georges-Louis Bouchez. "A aucun moment, M. Jeholet n'a tenu une attaque personnelle ou un propos raciste. En Belgique, la neutralité de l'Etat est un principe fondateur de notre vivre ensemble. Et dans les Pays où cette neutralité n'existe pas, le communautarisme et les tensions dans la société détruisent le tissu social", a expliqué sur X le leader des libéraux francophones.
9h50: Conner Rousseau tacle Alexander De Croo
Dans une interview à Het Nieuwsblad, l'ancien président de Vooruit Conner Rousseau a regretté la sortie du Premier ministre Alexander De Croo (Open Vld). Ce dernier avait tendu la main à la N-VA et appelé à la formation d'un gouvernement de centre-droit. "Je suis déçu", a commenté le socialiste flamand. "Après le match, il laisse tomber sa propre équipe."
9h05: "C'est d'une naïveté affligeante, même Charles Michel n'aurait pas osé sortir une telle énormité"
Sophie Rohonyi (DéFi) est longuement revenue sur les discussions sur une éventuelle réforme de l'État. "Le défaut de Défi c'est d'avoir eu raison trop tôt en matière communautaire. Lorsque l'on a régionalisé les soins de santé ou les allocations familiales, on a dit à tous les autres partis francophones que c'était une folie. La crise sanitaire nous a donnés raison. Maintenant les autres partis veulent refédéraliser. Sauf que sous la pression de la N-VA, ils reculent et persistent dans leur bêtise. On entend M. Bouchez qui dit vouloir réformer l'État avec la N-VA, sans le démanteler. C'est d'une naïveté affligeante, même Charles Michel n'aurait pas osé sortir une telle énormité", tacle la démocrate.
9h: Pour Sophie Rohonyi (DéFi), Pierre-Yves Jeholet (MR) doit s'excuser pour ses propos "racistes"
Au micro de Maxime Binet sur LN24, Sophie Rohonyi, députée fédérale sortante et candidate à la chambre à Bruxelles (Défi), a réagi à la polémique du week-end, la sortie de Pierre-Yves Jeholet lors d'un débat sur le port du voile. Le libéral a-t-il tenu des propos racistes, en lançant à son adversaire, le député fédéral Nabil Boukili, "Si ça ne vous plait pas, vous n'êtes pas obligé de rester en Belgique" ?
"Même lorsqu'il s'agit d'un député PTB, dont je ne partage absolument pas toute une série de choses, je m'insurge. Parce que vous réduisez une personne à ses origines étrangères, là oui il s'agit de racisme. Une IA vient de le confirmer pas plus tard qu'hier soir", assène-t-elle. "Cela mérite des excuses."