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Pourquoi le Vlaams Belang fait de l'indépendance de la Flandre un enjeu électoral de premier plan

Le politologue Bart Maddens estime qu'il faut tenir compte de la possibilité d'un vote massif pour l'extrême-droite. Une paralysie institutionnelle pourrait s'ensuivre.

Bart De Wever (N-VA) et Tom Van Grieken (Vlaams Belang), éternels rivaux. Une alliance entre les deux partis après les élections du 9 juin 2024 est-elle possible?
Bart De Wever (N-VA) et Tom Van Grieken (Vlaams Belang), éternels rivaux. Une alliance entre les deux partis après les élections du 9 juin 2024 est-elle possible? ©BELGA

En tête dans les sondages, le parti ultranationaliste Vlaams Belang (VB) a rappelé, en présence des membres du parti réunis en congrès dimanche dernier, que l'indépendance de la Flandre reste une priorité pour le parti. Tom Van Grieken, son président, en avait même fait carrément le sujet phare de la journée montrant bien sa détermination et sa pugnacité. Le boss de l'extrême-droite flamande avait choisi, à un an du scrutin, à rendre publique les détails de son plan visant la mise en œuvre, pas à pas, de l'indépendance de la Flandre. Il a rappelé qu'une alliance avec la N-VA s'avérait indispensable. Tom van Grieken a évoqué une alliance des nationalistes flamands en respectant la spécificité de chaque parti. Il mise sur le Parlement flamand pour l'obtenir. Quel est son plan ? En cas de victoire électorale massive, une déclaration de souveraineté de la Flandre pourrait être votée. Il faudra ensuite négocier avec la Wallonie. Selon le député européen Vlaams Belang Gerolf Annemans, il y aurait un traité de scission, suivi d'une déclaration d'indépendance et d'une Constitution flamande, comme ce fut le cas lors du divorce tchécoslovaque.

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