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Gilles Vanden Burre (Écolo): "J'ai de grandes craintes au sujet du Vlaams Belang et du PTB"

Le chef de groupe des verts à la Chambre des représentants, Gilles Vanden Burre, estime que le parlement a repris sa place face au poids de l'exécutif. Notamment, dans l'affaire des visas iraniens qui a mis sous pression la ministre Hadja Lahbib (MR). Gilles Vanden Burre veut toutefois amplifier cette tendance en appelant à la création d'assemblées mixtes parlementaires/citoyens avant les prochaines élections.

Brussels - 04 june 2017 Gilles Vandenburre is Ecolo Kamerlid Gilles Vandenburre est depute Ecolo commission attentat Credit: JMQuinet/Reporters Reporters / QUINET
Gilles Vanden Burre, le chef de groupe Ecolo/Groen à la Chambre des Représentants. ©Reporters / QUINET

Tous les politologues le diront : ces dernières décennies ont été marquées par la montée en puissance de l'exécutif face au législatif. Le gouvernement, lui-même dépendant de la logique des partis, impose son rythme aux parlementaires de la majorité, souvent transformés en presse-bouton. Pour Gilles Vanden Burre, toutefois, les temps changent.

Le chef du groupe Écolo-Groen à la Chambre des représentants estime que le rôle du parlement fédéral a été renforcé ces derniers mois. "Le parlement a pris ses responsabilités notamment dans l'affaire des visas accordés aux Iraniens et dans l'examen du rôle qu'a joué la ministre Hadja Lahbib, explique-t-il. On aurait pu renvoyer cette question uniquement au kern (organe informel qui réunit les poids lourds du gouvernement) comme cela se fait souvent dans ce genre de dossiers sensibles. Mais le parlement a tenu à jouer son rôle et, à la fin, ce sont les députés qui ont décidé du maintien ou pas de la ministre ; et donc de la survie du gouvernement. C'est bon pour la démocratie et la transparence. On ne fait assez cela en Belgique."

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