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La Belgique est-elle vraiment la championne d'Europe des malades de longue durée ?

Les comparaisons entre pays sont hasardeuses, faute de statistiques harmonisées. La situation chez nous n'en est pas moins préoccupante. Le gouvernement espère remettre cent mille malades au travail d'ici 2029 (contre 50 000 estimés initialement dans une première note de Franck Vandenbroucke du 24.10 que La Libre a pu consulter...)

BRUSSELS, BELGIUM - NOVEMBER 28 : Government statement : Minister Frank Vandenbroucke (VOORUIT) pictured during a Plenary session of the Federal parliament after the declaration of the Arizona Governement on the budget on November 28, 2025 in Brussels, Belgium, 28/11/2025 ( Photo by Didier Lebrun / Photonews
La problématique des malades de longue durée est un casse-tête pour le ministre des Affaires sociales et de la Santé, Frank Vandenbroucke (Vooruit). ©DLE

C'est un argument entendu dans les rangs de la majorité fédérale pour justifier l'amplification des mesures de retour au travail des malades de longue durée : la Belgique compterait bien plus d'invalides que les autres pays européens, en particulier que ses voisins. Mais est-ce vraiment le cas ? En fait, on n'en sait rien…

Aucune statistique européenne harmonisée ne permet une telle comparaison. Les définitions d'"incapacité de travail de longue durée", d'"invalidité" ou de "maladie chronique" diffèrent d'un État à l'autre. Les seuils d'incapacité, les durées minimales d'arrêt, les régimes d'assurance et les populations couvertes varient, ce qui rend les rapprochements fragiles, voire trompeurs. Ce que la Belgique comptabilise comme "incapacité de travail depuis plus d'un an" (les fameux malades de longue durée) n'a pas d'équivalent strict aux Pays-Bas, en Allemagne ou en France.

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