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"Toujours est-il que j'ai commencé ma carrière de mosaïste comme ça, avec un DJ et une clope"

Gala Greenwood est mosaïste, mais avant cela, elle a été musicienne professionnelle et photographe. Un jour, elle a poussé la porte d'un atelier de mosaïque. Pas si beau que cela, mais qu'importe. Le beau, dans sa vie, on doit le trouver.

gala greenwood
Gala Greenwood, avec son tablier de mosaïste. ©@ Lydie Nesvabda

"Ce jour-là, je pourrais vous dire la météo, la lumière quand j'entre dans la pièce. Le nombre de livres sur les étagères, les meubles. Ça n'était pas un très bel atelier, mais on s'en fiche, c'est ce qu'on y fait qui compte. Un atelier, ça doit être le bazar… Moi, aujourd'hui, je suis un contre-exemple, j'ai rangé pour vous."

Nous y voilà dans son atelier ixellois. Des pots d'émaux, un bol de thé fumant sur une table faite d'un glacis de pierres taillées. En face de nous, Gala Greenwood, la quarantaine, chevelure ample et brune, un sourire léger qui crée une fossette et un œil qui fouille sans cependant gêner. Dernier détail qu'on perçoit : des mains aux doigts musclés. Est-ce ce métier ou bien les précédents qui expliquent ce dernier trait physique ? Gala Greenwood – un père anglais, une mère française – est "artiste et artisane", mosaïste précisément. C'est son métier depuis 16 ans. Et, à la fois, elle n'y avait absolument jamais songé avant ce moment.

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