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C'est l'histoire d'un oignon, découpé dans une cuisine, qui devient une œuvre d'art

Le cloître de l'Abbaye de La Cambre accueille une exposition inédite sur les œuvres du religieux belge Frère Marc Piret, fondateur de la Fraternité de Tibériade.

Frère Marc de Tibériade, dans son atelier. (Photo de Adrien Petit)
Frère Marc de Tibériade, dans son atelier. (Photo de Adrien Petit) ©Canon R6 PLA Navy

Cela ne doit pas toujours être facile d'avoir un cœur d'artiste. Du moins faut-il de la place. Il suffit d'une bûche, de la beauté de ses couleurs, du dessin de ses nervures pour que flanche le regard de Frère Marc. Impossible de la jeter au brasier. Il la garde – "et j'en garde parfois trop", sourit-il – puis la transforme en œuvre d'art, y insère une tranche de verre pour en illuminer le cœur. "Et regardez l'harmonie de cet oignon coupé en deux. Je l'ai retrouvé sur une table de cuisine. On le perçoit plein de vie, il s'apprête à germer…" Par la technique de la cire perdue, Frère Marc Piret l'a reproduit en bronze. Car tel est l'art de ce religieux belge, ancien étudiant de l'École supérieure de la Cambre : s'émerveiller devant des objets du quotidien pour les mettre en valeur, en montrer le relief et les magnifier.

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