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Olivia Ruiz mue par son histoire familiale depuis son adolescence

Quand les Républicains fuyaient l'Espagne franquiste. Truculent récit d'un exode dans "La commode aux tiroirs de couleurs".

67e festival de Cannes
©BELGAIMAGE

Olivia Ruiz n'a pas choisi son nom de scène au hasard. Ruiz, en hommage à sa grand-mère paternelle. Son histoire familiale, Olivia Blanc de son vrai nom s'en nourrit depuis que sa quête a commencé. C'est-à-dire ses 12 ans, précise-t-elle avec son ravissant et chantant accent du Sud, alors qu'on la joint par téléphone. Elle en a aujourd'hui 41. L'année dernière, celle qui est aussi auteure, compositrice et interprète (La femme chocolat, 2005 ou A nos corps-aimants, 2016) sortait un très beau premier roman, La commode aux tiroirs de couleurs (JC Lattès)- qui, à ce jour, a connu un joli succès de librairie, avec 170 000 exemplaires écoulés. Dans cet ouvrage, usant d'une langue chatoyante et flamboyante, elle avait inventé un passé à cette grand-mère qui avait fui l'Espagne franquiste aux côtés de 400 000 de ses congénères. C'était en 1939. Inventé, parce qu'à chaque fois qu'Olivia Ruiz a questionné ses grands-parents sur leur exil, ils ne voulaient pas lui raconter ce qu'ils avaient enduré.

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