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"On ne peut pas accepter des conditions de travail indignes" pour les artistes et techniciens

La Fédération des employeurs des arts de la scène (Feas) appelle à la revalorisation des barèmes salariaux, car, aujourd'hui, un artiste belge francophone gagne 400 euros bruts par mois de moins qu'un artiste flamand.

La Fédération des employeurs des arts de la scène (Feas) appelle à la revalorisation des barèmes salariaux.
La Fédération des employeurs des arts de la scène (Feas) appelle à la revalorisation des barèmes salariaux. ©Pexels

La Fédération des employeurs et employeuses des arts de la scène (Feas) a appelé lundi à une revalorisation urgente des barèmes minimaux de la Commission paritaire 304, jugés "nettement inférieurs" à ceux pratiqués dans d'autres branches culturelles. Elle rappelle que le dernier cadastre de la culture a révélé un revenu moyen brut de seulement 10 200 euros par an pour les artistes en Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB). "Le premier constat que je pose en tant que président de la Feas, c'est que nos résultats, nos chiffres sont excellents, déclare Alexandre Caputo, également directeur artistique du Théâtre Les Tanneurs. Nos artistes jouent à New York, à l'Opéra de Sydney, à Stockholm, Londres, Seoul, Taïwan, Ath, Mouscron, Liège… Ils jouent partout. Et, nous accueillons plus de 5,2 millions de spectateurs et spectatrices chaque année. Je pense que, jamais dans l'histoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles, nos artistes n'ont eu un tel succès ! Et un succès mondial. Nous en sommes très fiers".

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