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L'industrie militaire européenne peut-elle suivre face à la Russie ? "L'avantage de Poutine, c'est d'avoir des munitions et de la chair à canon"

L'industrie européenne de la Défense s'est renforcée. Mais sans pour autant être dans une situation "d'économie de guerre", comme l'est la Russie.

<p>Image d'illustration montrant un soldat ukrainien en train de tirer avec un canon CAESAR vers les lignes russes, dans un lieu non précisé de l'est de l'Ukraine, le 28 décembre 2022</p>
Un canon "Caesar" (camion équipé d’un système d’artillerie, projetant des obus de 155 mm), de fabrication française, utilisé par des forces ukrainiennes. ©AFP

Un parfum de guerre froide. Le bloc "russe" se dresse contre le bloc "Otan", avec l'Ukraine pour champ de bataille. Si la Russie est passée en mode "économie de guerre" depuis l'invasion de l'Ukraine, comment les pays de l'Otan, et en particulier les États européens, parviennent-ils à faire tourner leurs industries de défense, même s'ils ne sont pas directement sur le front ? État des lieux.

1. La réindustrialisation militaire de l'Europe

La question des moyens alloués à la défense est devenue moins sensible en Europe ces deux dernières années. La guerre a fait bouger les lignes. En Belgique, par exemple, les industriels de la défense sont relativement nombreux et importants, au regard de la taille de notre pays, et ils se développent. Des exemples ? FN Herstal pour les armes et munitions légères, KNDS Belgium (ex-Mecar) pour les obus, Sonaca et Sabca pour l'aérien et John Cockerill pour le terrestre. Entre autres. John Cockerill, de son côté, est notamment en passe de finaliser le rachat d'Arquus (ex-Renault Truck Defense ; producteur de véhicules militaires) et de renforcer encore sa position dans le secteur.

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