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"On n'a pas envie d'être des pigeons": la tension, révélatrice pour l'Horeca, entre Bruxellois et touristes aux abords du piétonnier

Le piétonnier, à Bruxelles, a dix ans. S'il a suscité une levée de boucliers de la part des commerçants et de l'Horeca à son lancement, la situation a évolué. Mais des critiques subsistent. Alors, jamais contents, les Bruxellois ?

Photos Bernard Demoulin : L'alcool interdit sur le pietonnier de Bruxelles (© Bernard Demoulin)
Le piétonnier a permis de faire revivre le centre-ville, mais certains aspects, comme la saleté et l'insécurité la nuit, sont le revers de la médaille. © Bernard Demoulin

Le piétonnier était "le" dossier explosif par excellence, à Bruxelles, lors de sa mise en place en 2015. Il y a dix ans déjà. Une métamorphose du centre-ville faite sous la houlette d'Yvan Mayeur qui, depuis 2017, a laissé la place de bourgmestre à son collègue socialiste, Philippe Close.

-> Lire aussi les réponses de Philippe Close sur ce dossier : "Depuis que je fais de la politique, on me dit que je gentrifie"

Aujourd'hui, un constat s'impose : c'est un mieux. Beaucoup s'accordent à dire que cette partie du centre-ville est désormais plus agréable à vivre. Fini les voitures sur les "quatre bandes", la circulation, le bazar. Mais nombreux sont ceux qui tiennent à rappeler les quelques points noirs, entre "le racket", "les viols", "la drogue" d'une part, et la disparition de la classe moyenne au profit des touristes d'autre part, voire de la paupérisation globale de cette zone. "Un sentiment parfois influencé par les réseaux sociaux", reconnaît l'un de nos intervenants.

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