MolenGeek: derrière le succès, des éléments très interpellants
Nos confrères de Paris Match lèvent le voile dans une enquête de 10 pages sur le succès de MolenGeek et ses dérives.
- Publié le 20-06-2025 à 11h45
- Mis à jour le 20-06-2025 à 12h34

Molenbeek, Anvers, Charleroi, Amsterdam, Padoue, Casablanca… Ce sont là quelques-unes des villes où MolenGeek a ancré un écosystème qui, dixit l'ASBL fondée à Bruxelles en 2016 par Ibrahim Ouassari et Julie Foulon, rend les technologies "accessibles à tous, indépendamment de leur formation ou de leur expérience". Une "success story" qui, depuis près d'une décennie, suscite admiration, subsides, dons et… pas mal de questions.
Nos confrères de Paris Match ont voulu y voir clair. Dans l'édition de cette semaine, l'hebdo livre, sur dix pages, les résultats d'une longue enquête fouillée. Sans dénigrer le projet, Paris Match apporte une série d'éléments très interpellants. Exemples parmi d'autres : dotée de plusieurs millions d'euros, l'ASBL n'emploie personne ; des manquements graves sont signalés dans les formations (avec le recours à des formateurs inexpérimentés et sous-payés) ; les taux d'insertion professionnelle sont gonflés ; etc.
Autant de faits auxquels Ibrahim Ouassari a répondu par écrit. Quant à Julie Foulon, partie en 2019, elle dit avoir averti les généreux partenaires et soutiens de MolenGeek (dont Google, Samsung, l'État fédéral, Actiris…). Mais sans résultat. "Soit ils ne m'ont pas crue, soit ils ont fait la sourde oreille".
Toutes l'enquête est à découvrir dans les pages de votre magazine Paris Match de cette semaine.

