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Le secteur pharma, exempté du courroux de Donald Trump, s'inquiète tout de même: "Les derniers chiffres sont préoccupants"

Malgré les exemptions apparentes pour le secteur pharma, les taxes de Donald Trump pourraient provoquer des surprises.

Le site de Pfizer, à Puurs (Anvers), était leader de l'exportation de vaccins contre le Covid-19. Mais le groupe américain pourrait y réduire ses investissements s'il préfère privilégier désormais les USA.
Le site de Pfizer, à Puurs (Anvers), était leader de l'exportation de vaccins contre le Covid-19. Mais le groupe américain pourrait y réduire ses investissements s'il préfère privilégier désormais les USA. ©D.R.

Le secteur pharma belge se dit très inquiet, malgré l'exemption de taxes américaines. Une exemption traditionnelle pour ces produits de santé. Mais comment expliquer ce paradoxe ?

Il faut savoir avant tout que les États-Unis restent le premier marché d'exportation pour l'industrie pharma belge et les entreprises du secteur craignent des conséquences indirectes fortes, comme une fuite des investissements. Nous y reviendrons.

Un ralentissement inquiétant

Tout d'abord, selon pharma.be (représentant les gros poissons du secteur en Belgique, entreprises étrangères ou belges confondues), la Belgique exporte chaque jour pour 216 millions d'euros de produits biopharmaceutiques. En 2024, le secteur pesait encore 79 milliards d'euros à l'export, ce qui en fait le plus grand contributeur aux exportations nationales (environ 16 % du total des exportations belges). Toutefois, cette performance s'accompagne d'un léger recul : les exportations ont diminué de 1,4 % par rapport à l'année précédente.

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