La directrice du renseignement national Tulsi Gabbard critiquée pour sa négligence et ses liens présumés avec une secte
Une nouvelle faille de sécurité au sein du renseignement américain a été relevée par des journalistes spécialisés en cybersécurité.

- Publié le 08-05-2025 à 15h54
- Mis à jour le 08-05-2025 à 16h40

Un nouveau rapport met en lumière une faille de sécurité inquiétante au sein de l'administration Trump. Un problème auquel l'équipe du Président américain semble être abonnée. Cette fois, ce n'est pas Pete Hegseth qui en fait les frais, mais Tulsi Gabbard, la directrice du renseignement national des États-Unis. Avant d'être promue à son poste actuel, la Républicaine aurait utilisé le même mot de passe pour différentes adresses mail alors qu'elle siégeait au Congrès, où elle a travaillé au sein de différents Comités, tels que celui des Forces Armées, de la Sécurité intérieure ou encore des Affaires étrangères, comme le révèle le magazine Wired.
Si pour beaucoup de personnes, ce type de pratique est commune, pour une fonctionnaire fédérale travaillant avec des informations sensibles, ce manquement est beaucoup plus inquiétant et ce, même s'il semblerait que les sites concernés ne soient pas en lien avec le gouvernement. Les règles en matière de cybersécurité sont pourtant claires et excluent ce type de mots de passe, considérés comme "faible". Une nouvelle négligence qui s'ajoute au scandale du Signalgate, qui avait vu plusieurs hauts responsables américains impliqués dans des fuites d'informations sensibles. Tulsi Gabbard n'a, par ailleurs, pas voulu répondre si elle utilisait l'application sur son téléphone personnel. "Je n'en parlerai pas, car le Conseil de sécurité nationale examine actuellement la situation", a-t-elle déclaré.
Liens avec une secte
Les données de la directrice du renseignement ont été piratées et publiées sur des sites Internet tels que District4Labs et Constella Intelligence, qui répertorient les informations issues de sources d'information publiques. Les mots de passe utilisés par Tulsi Gabbard, la plupart pour des comptes personnels notamment ses comptes Dropbox et LinkedIn, se sont ainsi retrouvés sur ces sites. Et une chose a sauté aux yeux de nos confrères de Wired : le même mot, "shraddha", était fréquemment utilisé sur de nombreux sites. Ce mot venant du sanscrit désignerait une cérémonie célébrée en l'honneur d'un ancêtre décédé dans la culture hindouiste, rapporte Britannica.
Mais le mot "shraddha" pourrait également représenter un nom. En effet, en janvier dernier, le Wall Street Journal affirmait que Tulsi Gabbard appartenait à la Science of Identity Foundation, une branche du mouvement Hare Krishna issu de la tradition hindouiste, considérée par certains comme une secte. Une organisation que la Républicaine connaît bien puisqu'elle y aurait été élevée et aurait reçu le nom de "Shraddha Dasi" lors de son initiation.
"Les violations de données auxquelles vous faites référence ont eu lieu il y a près de dix ans, et les mots de passe ont changé plusieurs fois depuis. Comme notre chef de cabinet adjoint l'a déjà clairement indiqué à plusieurs reprises, la DNI (Tulsi Gabbard, NdlR) n'a jamais été affiliée à cette organisation (la Science of Identity Foundation, NdlR). Tenter de la discréditer en la faisant passer pour un membre d'une secte est un comportement intolérant", a déclaré la porte-parole de Tulsi Gabbard, Olivia Coleman, à Wired, accusant le journal "d'hindouphobie".
