Icon payantArticle réservé aux abonnés

Armé de son pic à glace, le docteur Walter Freeman a brisé de nombreuses vies: "L'une des histoires les plus tristes que vous lirez"

Les patients qui fermaient les yeux sur la table du docteur Freeman ne savaient pas dans quel état ils allaient se réveiller. Ou même, tout simplement, s'ils allaient se réveiller. Pourtant, pendant des dizaines d'années, le psychiatre a pu poursuivre ses activités, sans être inquiété... Dans le cadre de son dossier "Il était une fois", La Libre se plonge dans l'histoire du médecin qui a banalisé le recours à la lobotomie aux Etats-Unis, au point de la pratiquer à la chaîne dans un van.

Le docteur Walter Freeman a fait vivre un enfer à de nombreux patients.
Le docteur Walter Freeman a fait vivre un enfer à de nombreux patients. ©Copyright (c) 2025 Celiafoto/Shutterstock. No use without permission.

Dès son plus jeune âge, Walter Freeman rêve de manier le bistouri. A ses professeurs, il annonce d'entrée de jeu qu'il se prédestine à la médecine. Pas tant par envie de soigner les gens. Cela lui importe peu, au final. Mais parce qu'il veut briller. Comme son grand-père et son père avant lui. Il porte à la fois un regard admiratif et envieux sur sa famille. Le garçon ambitieux ne supporte que très peu d'évoluer dans l'ombre de ses aînés. Il se fait la promesse de rapidement réussir à supplanter leurs exploits. Il décroche facilement son diplôme à l'université de Yale en 1916. Mais il a un goût de trop peu. Il décide de poursuivre ses études afin de se spécialiser en neurologie, domaine de la médecine qui le fascine. D'abord en Pennsylvanie, ensuite à Washington D.C., où il entame un doctorat en neuropathologie en 1924. A peine a-t-il fini sa thèse qu'il est placé à la tête du service de neurologie de l'université George Washington.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...