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Cet ancien capitaine de l'équipe de France s'est livré aux "exécutions les plus affreuses": "Il ne connaît aucune limite aux crimes qu'il commet"

Les corps des résistants gisent sur la pelouse où ils ont été alignés et fusillés plus tôt dans la journée. A la tête de l'escadron de la mort responsable du massacre: l'ancien capitaine de l'équipe de France de football. Dans le cadre de son dossier "Il était une fois", La Libre se plonge dans la sombre histoire d'Alexandre Villaplane, la star du ballon rond devenue collabo.

Alexandre Villaplane est plus connu pour ses crimes que pour ses exploits sur les terrains de football
Alexandre Villaplane est plus connu pour ses crimes que pour ses exploits sur les terrains de football ©BATISTA RAPHAEL

Une bande d'enfants tape la balle sous un soleil de plomb dans le quartier populaire de Belcourt à Alger. Les bambins s'affrontent dans un match sans enjeu. Les échanges sont cordiaux, mais l'envie de vaincre est bien présente sur le terrain d'appoint. Un petit garçon en particulier se démarque. Les talents d'Alexandre Villaplane n'échappent à personne. Les quelques spectateurs s'émerveillent face aux tirs du jeune prodige, né en 1904.

L'enfant passe d'ailleurs rapidement des rues d'Alger à de vraies pelouses de terrains de football. L'enjeu devient réel. Alexandre Villaplane vise les trophées. Il est encore très jeune mais rêve d'un jour pouvoir vivre de sa passion. Ou plutôt de rouler sur l'or grâce au football. Cette obsession pour l'argent, il la tient de ses parents. Depuis tout petit, l'enfant voit sa mère et son père se déchirer à cause des factures qui sont de plus en plus difficiles à payer. L'angoisse familiale de ne pas pouvoir payer le loyer se transforme en véritable passion du pognon chez le jeune garçon. Toutefois, il doit l'admettre: ce n'est pas dans le football qu'il peut espérer prospérer. À cette époque, le foot ne s'est pas encore professionnalisé. Les stars du ballon rond ne touchent pas les salaires mirobolants, que l'on connaît actuellement. C'est plutôt l'ère de l'"amateurisme marron": les joueurs sont rémunérés grâce à des emplois fictifs. Moins tentant pour l'adolescent ? Pas forcément. Il croit dur comme fer à sa bonne étoile et à sa capacité à percer dans ce milieu qui le passionne. Après avoir brillé dans des clubs à Alger, il déménage en métropole avec sa famille, en 1921. Direction Sète et son équipe première qu'il intègre trois ans plus tard.

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