Résultats des municipales 2026 en France : Marine Le Pen contredit Jordan Bardella

Retrouvez toutes les dernières informations sur le deuxième tour des municipales 2026 en France.

Tous les résultats du second tour des municipales 2026 en France sont à présent connus.

Fin du direct

C'est la fin de ce live, merci à tous de nous avoir suivis. 

Emmanuel Grégoire a déjoué les pronostics

Peu connu du grand public il y a encore quelques mois, Emmanuel Grégoire a réussi à rassembler la gauche parisienne et à déjouer les pronostics.

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L'union de la gauche a implosé
L'alliance entre socialistes, écologistes et Insoumis, censée séduire les électeurs, s'est muée en repoussoir.

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Marine Le Pen fanfaronne et contredit Bardella

L'ancienne présidente du Rassemblement national a félicité son parti, au lendemain des municipales 2026 en France. La formation d'extrême droite a "gagné plus de villes qu'elle ne l'espérait", a-t-elle lancé.  

S'exprimant directement en vue de la présidentielle de 2027, elle a expliqué vouloir s'adresser à tous les Français et pas uniquement à ceux de droite. "C'est comme ça qu'on crée une majorité, une dynamique et un avenir meilleur", a-t-elle conclu. Une position qui tranche avec les propos tenus par l'actuel président du RN, Jordan Bardella, et sa stratégie d'entre-deux-tours, souligne BFMTV. Le dauphin de Marine Le Pen avait ainsi tendu  la main "aux listes de droite sincères".

Guy Delattre, le doyen des maires de France, est réélu pour la 10e fois à la tête de sa commune

L'ancien agriculteur de 94 ans est maire depuis plus d'un demi-siècle. Il rempile pour 6 ans.

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La participation est toujours historiquement faible au second tour

La participation au second tour des élections municipales dimanche a été de 57,43%, restant, comme au premier tour, la plus faible de la Ve République, exception faite du scrutin de 2020 en pleine pandémie de Covid, selon l'analyse par l'AFP des données complètes du ministère de l'Intérieur.

La presse française tire un grand enseignement de ces municipales

Les urnes ont rendu leur verdict, ce dimanche 22 mars. Les éditorialistes français reviennent à présent sur le grands enseignement de ce second tour des élections municipales 2026.

 -> Revue de presse ici 

Tondelier : "Mélenchon a sabordé cette campagne"

Marine Tondelier, la patronne des Ecologistes, a déclaré ce lundi sur France 2 que "les macronistes et une partie de la droite ont tout fait pour nous faire perdre. On a servi de punching-ball matin, midi et soir dans ce pays.

Analysant l'autre côté du spectre politique, elle a estimé que "la gauche fait la guerre à la gauche".  Dans son viseur : "l'attitude de Tonton flingueur" de Jean-Luc Mélenchon. Selon elle, le chef de file de LFI a "sabordé cette campagne". 

L’ancien Premier ministre Lionel Jospin est mort

Lionel Jospin, ancien Premier ministre, est mort à l’âge de 88 ans, a fait savoir sa famille à l’Agence France-Presse, ce lundi matin.

Olivier Faure (PS) : Jean-Luc Mélenchon "est devenu le boulet de la gauche"

Le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a estimé que Jean-Luc Mélenchon était "devenu le boulet de la gauche" et que des villes, comme Toulouse et Limoges, auraient été gagnées lors des élections municipales sans ses "outrances" et "dérives antisémites".

Regrettant le "plafond de verre" que fait peser, selon lui, sur la gauche M. Mélenchon, M. Faure a estimé sur BFMTV-RMC que tant que les Insoumis "subiront le leadership de Jean-Luc Mélenchon, ils ne pourront pas progresser" dans les urnes. M. Mélenchon "ferait perdre de manière absolue" la gauche face à l'extrême droite au second tour de la présidentielle, a encore assuré M. Faure.

La gauche a conservé Paris, Marseille et Lyon dimanche au second tour des municipales qui ont toutefois signé l'échec général des alliances controversées entre LFI et les socialistes, tandis que la droite et le centre engrangent une belle moisson et que le RN enregistre une vague de victoires dans les villes moyennes.

Dès l'annonce des résultats, les yeux se sont tournés vers l'élection présidentielle prévue dans treize mois, dont la campagne va maintenant connaître une nette accélération.

Prenant la parole en premier juste après 20H00, Edouard Philippe, candidat déclaré à l'Elysée conforté par sa réélection au Havre, a vu "des raisons d'espérer quand tous ceux de bonne volonté se rassemblent dans un discours de vérité et qu'ils écartent les extrêmes et leur facilité".

A gauche, le Parti socialiste et les écologistes devront tirer les leçons de la défaite de la plupart des fusions d'entre-deux tours avec La France insoumise, qui ont valu de nombreuses critiques notamment aux troupes d'Olivier Faure.

D'autant qu'à Paris et Marseille, où il n'y a pas eu de telles alliances, la gauche hors Insoumis gagne nettement des batailles, qui s'annonçaient plus serrées.

Voici les grands perdants de ces municipales 2026 en France : "C'est une soirée difficile"

Dati largement battue

Le socialiste Emmanuel Grégoire balaie l'ex-ministre de droite Rachida Dati, soutenue par Emmanuel Macron, pour succéder à Anne Hidalgo dans la capitale. Et dans la cité phocéenne, le sortant Benoît Payan bat largement le député Rassemblement national Franck Allisio.

Ailleurs, de Toulouse à Limoges, de Clermont-Ferrand à Avignon, les alliances avec le mouvement de gauche radicale de Jean-Luc Mélenchon, accusé pendant la campagne, y compris par les socialistes, d'antisémitisme et d'ambiguïté face à la violence politique, sont vaincues.

Les Ecologistes, à Poitiers et Besançon, bastion historique de la gauche, perdent ainsi des mairies remportées lors de la vague verte de 2020.

Le parti de droite Les Républicains en profite pour arracher plusieurs fiefs de gauche (Besançon, Clermont-Ferrand, Limoges...). Même Tulle, ville de François Hollande où ce type d'alliance a été conclu, bascule à droite.

Egalement alliée à LFI, l'écologiste Jeanne Barseghian perd Strasbourg, reconquise par l'ancienne maire socialiste Catherine Trautmann.

Rares réussites des alliances avec LFI, celle du maire écologiste de Lyon Grégory Doucet, qui confirme sa remontada avec une courte avance sur l'ex-patron de l'Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas, longtemps favori avec le soutien de LR et de la macronie. Et celle de l'édile socialiste Johanna Rolland à Nantes.

Les socialistes sauvent aussi les meubles en gardant Lille et Rennes et en revendiquant la victoire Pau où l'ex-Premier ministre centriste François Bayrou essuie un échec personnel majeur après avoir déjà raté son passage à Matignon.

"La France Insoumise fait perdre", a constaté le secrétaire général du PS Pierre Jouvet, tandis que le patron du parti à la rose Olivier Faure a estimé que "la provocation outrancière" et "les dérapages antisémites" étaient "une voie sans issue". Mais il a appelé la gauche à "se rassembler sur des principes clairs", comme l'Écologiste Marine Tondelier, qui a déploré la victoire dimanche des "partisans des gauches irréconciliables".

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Appels à l'union

"Une réalité s'impose: nous sommes toujours et plus que jamais la première force politique locale", s'est à l'inverse réjoui le patron de LR Bruno Retailleau.

Dès lundi, les présidentiables devront tirer les enseignements de ces scrutins locaux, marquées également pas une tentative de l'extrême droite pour faire front commun avec la droite, restée dans l'ensemble vaine.

Ce qui n'a pas empêché le Rassemblement national de continuer de s'implanter dans le territoire, malgré le pari perdu de ses candidats vedettes Franck Allisio à Marseille, Laure Lavalette à Toulon ou Julien Sanchez à Nîmes.

Marine Le Pen a salué la victoire dans des "dizaines" de communes, dont Carcassonne (Aude), Saint-Avold (Moselle), La Flèche (Sarthe) ou Menton (Alpes maritimes).

En parallèle, le député lepéniste Jean-Philippe Tanguy a regretté que "le refus des fusions" de la part de LR ait "permis aux communistes de gagner un certain nombre de villes".

Pour l'instant grand favori du premier tour de la présidentielle dans les sondages, le parti d'extrême droite "va être la force politique qui va sortir avec des nouvelles villes" de ce scrutin, constate pour l'AFP François Kraus de l'Ifop.

Sans perdre un instant, le chef des députés LR Laurent Wauquiez a estimé que "le résultat des municipales doit nous projeter sur 2027": "si on est divisés, il n'y aura pas de candidat de droite au second tour". Et le macroniste Gérald Darmanin a insisté pour qu'il n'y ait à la présidentielle qu'"un seul candidat de la droite et du centre" et peut-être même de la gauche républicaine.

Le secrétaire général de Renaissance, Gabriel Attal, dont le parti ne remporte que peu de nouvelles villes, dont Bordeaux et Annecy, a d'ailleurs tendu la main aux électeurs de la gauche républicaine "écoeurés" par les "accords" entre le PS et LFI.

Après Saint-Denis, deuxième ville d'Ile-de-France dès le premier tour, LFI remporte une autre grande ville, Roubaix (Nord) avec le député David Guiraud, fort d'une large avance dimanche dernier. Le mouvement mélenchoniste s'implante dans la périphérie des grandes villes, avec des victoires à La Courneuve et Vénissieux, et son coordinateur national Manuel Bompard affirme que sa "percée" du 1er tour se "renforce".

Comme au premier tour, la participation a été historiquement basse à ce second tour, si l'on fait exception de celle encore plus faible de 2020, en plein Covid-19. Elle s'affiche à environ 57% selon les institutions de sondage, même s'il y a un sursaut dans plusieurs villes où les batailles comprenaient le RN ou LFI.

Environ 17,1 millions d'électeurs étaient appelés à voter dans 1.580 communes et secteurs, sur quelque 35.000, après l'élection de nombreux conseils municipaux au premier tour.

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