Guerre en Ukraine : dix anciens détenus russes reconvertis en soldats se sont échappés avant leur déploiement
Selon les médias russes locaux, une dizaine de soldats issus des prisons russes se seraient échappés de leur base militaire dans la région de Rostov.

- Publié le 14-05-2025 à 11h28

Une dizaine d'anciens détenus russes qui avaient signé des contrats avec l'armée russe afin d'être déployés sur le front ukrainien se sont finalement échappés d'un site d'entraînement militaire, selon plusieurs médias locaux dont le journal DonDay qui couvre la région de Rostov.
Les soldats, condamnés pour des faits de vol, de viol, de meurtre et de trafic de drogue, ont pris la fuite dans la nuit du 8 au 9 mai, quelques jours seulement avant leur départ pour le front ukrainien. Selon DonDay, quatre des fugitifs ont pu être interceptés dans les 24 heures qui ont suivi. "La localisation de deux autres personnes a déjà été établie. Leur arrestation est en cours de préparation", ont également affirmé les autorités.
Leur disparition a été constatée après que ces ex-détenus ne sont pas venus récupérer leur uniforme au petit matin. Ils ne sont, a priori, pas en possession d'armes à feu.
En avril dernier, un incident similaire a eu lieu dans la région de Krasnodar, où une centaine de soldats, arrêtés pour abandon de poste sans autorisation, ont débuté une rébellion et ont tenté de s'échapper, relate le Moscow Times. Les autorités russes font face à un grand problème de désertion notamment de la part des anciens prisonniers reconvertis en soldats pour pouvoir annuler leur peine. Selon le journal russe, plusieurs anciens détenus recrutés dans les rangs de l'armée ont tenté de s'échapper de la base de Novossibirsk en novembre 2024 après avoir appris qu'ils seraient renvoyés sur le champ de bataille malgré leurs blessures.
Pour renflouer ses rangs, la Défense russe a en effet ouvert la possibilité aux condamnés pour crimes graves de rejoindre l'armée russe afin de se racheter. "Les personnes condamnées, y compris celles pour des crimes graves, expient leur crime par le sang sur le champ de bataille. Ils expient par le sang (en étant) dans des unités d'assaut, sous les balles, sous les obus", déclarait le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, en novembre 2023. Une mesure qui avait fait grand bruit puisque de véritables meurtriers se retrouvaient ainsi sur le champ de bataille, notamment au sein de la milice Wagner, anciennement dirigée par Evguéni Prigojine.
