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A Kiev, le soulèvement du peuple a porté ses fruits mais un problème "inquiétant" demeure au sein de la classe politique

Moins de dix jours après l'adoption d'une loi remettant en cause l'indépendance des institutions anticorruption, le parlement ukrainien a fait machine arrière face à la mobilisation populaire, mais le problème de fond demeure.

Guillaume Ptak, correspondant à Kiev
Demonstrators protest against a new bill proposed by President Volodymyr Zelenskyy restoring the independence of the country’s anti-corruption agencies, in Kyiv, Ukraine, Thursday, July 24, 2025. (AP Photo/Efrem Lukatsky)
Devant le théâtre Ivan Franko de Kiev, des dizaines de pancartes et slogans rappellent l’importance symbolique et politique des organes anticorruption créés après Maïdan. ©Copyright 2025 The Associated Press. All rights reserved

Une loi, dix jours de colère, et le recul. Une fois de plus, la mobilisation citoyenne en Ukraine a contraint le gouvernement à faire machine arrière : moins de dix jours après l'adoption d'une loi très controversée affaiblissant les institutions anticorruption, la Rada, le parlement ukrainien, a voté à l'unanimité son annulation ce jeudi 31 juillet.

Adopté le 22 juillet, le texte initial subordonnait le Bureau national de lutte contre la corruption (NABU) et le Bureau du procureur spécial anti-corruption (SAPO) au Procureur général, remettant en cause leur indépendance opérationnelle, pourtant inscrite dans la législation ukrainienne et dans les engagements pris par Kiev envers ses partenaires internationaux.

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