Ce régime alimentaire permettrait de vivre plus longtemps en bonne santé
Prendre soin de soi et de sa santé est primordial. Pour cela, adopter une alimentation équilibrée est central dans cette préservation de la santé à long terme. Selon une étude, un régime en particulier se distinguerait comme le plus efficace pour augmenter les chances de vieillir en bonne santé.

- Publié le 30-05-2025 à 09h44

Peut-on vivre plusieurs années supplémentaires en bonne santé simplement en modifiant ce que l'on met dans son assiette ? C'est ce que suggère une étude menée par des chercheurs de l'université Harvard, en collaboration avec celles de Copenhague et de Montréal. L'équipe scientifique a analysé les données alimentaires de plus de 105 000 personnes, suivies pendant trente ans.
Et d'après les conclusions de cette étude, les adeptes du régime Alternative Healthy Eating Index (AHEI), auraient jusqu'à 86 % plus de chances d'atteindre 70 ans sans maladie chronique ni déclin physique ou mental. Développé à Harvard pour prévenir les maladies chroniques, ce régime AHEI n'est pas un régime au sens classique du terme, mais un système de notation qui évalue la qualité d'un mode alimentaire. Chaque aliment est noté de 0 pour très mauvais, à 10 pour très bon, selon sa fréquence de consommation. Ainsi, une consommation élevée de légumes, fruits, céréales complètes, légumineuses, noix et bonnes graisses, notamment insaturées, améliore la note ; tandis que les sodas, viandes transformées, sel, sucres ajoutés et acides gras transformés la font chuter.
Un régime sans règles strictes
Interrogée par Het Laatste Nieuws, Sanne Mouha, diététicienne à l'hôpital universitaire d'Anvers explique que ce modèle n'impose pas de règles strictes mais encourage des choix alimentaires durables et équilibrés. Elle souligne que ce régime AHEI est accessible à tous. "Il ne s'agit pas de tout changer du jour au lendemain, mais d'intégrer progressivement plus d'aliments nutritifs et moins de produits ultra transformés".
L'un des avantages majeurs de l'AHEI résiderait donc dans sa prise en compte des aliments nuisibles à la santé, ce qui le distingue d'autres régimes populaires. Par exemple, une personne pourrait théoriquement consommer quotidiennement des boissons sucrées tout en respectant les grandes lignes d'un autre régime. Avec l'AHEI, cela pénalise directement le score, en rendant ces incohérences impossibles.
Pour Sanne Mouha, "une assiette AHEI-type contient pour moitié des légumes, un quart de féculents et un quart de protéines, qu'elles soient animales ou végétales". La viande y est permise, à condition de privilégier la qualité et la modération. "L'objectif n'est pas l'interdit, mais la conscience alimentaire. Mieux vaut se dire qu'on choisit ses aliments plutôt que se restreindre sans nuance", ajoute-t-elle auprès de nos confrères néerlandophones.
L'alimentation oui, mais pas que
L'étude souligne néanmoins que l'alimentation n'est qu'un facteur parmi d'autres du vieillissement en bonne santé. Activité physique, environnement, génétique, gestion du stress et absence de tabac jouent également un rôle essentiel. La spécialiste nuance que ce n'est pas une recette miracle mais un élément clé d'un mode de vie global.
Si le régime AHEI peut montrer des résultats prometteurs d'après les professionnels de santé, les chercheurs insistent sur la nécessité de répliquer les recherches dans des populations plus diverses, afin de valider les effets observés.