Quinoa, kiwicha ou protéine bactérienne au menu d'ici à 2050
Une étude prédit la manière dont nous mangerons d'ici à 25 ans.
- Publié le 27-05-2025 à 19h05

En matière d'alimentation comme dans tous les domaines, l'innovation est permanente. Hello Fresh a sondé Morgaine Gaye, Food Futurologist, et Joseph Poore, Climate Scientist, avec le soutien de Valentina Caldart, Data Lead, afin d'établir leurs prédictions majeures pour un avenir alimentaire durable.
D'ici 2050, l'intelligence artificielle et l'innovation technologique bouleverseront notre façon de produire, consommer et partager la nourriture.
L'IA planifiera nos repas en fonction de nos besoins de santé
L'ère du gaspillage alimentaire touche à sa fin : les IA planifieront nos repas en fonction de nos besoins de santé, de nos horaires et des ingrédients disponibles, commandant les justes quantités pour éviter toute perte. Même les aliments "imparfaits" ou les déchets de cuisine seront recyclés dans des imprimantes alimentaires 3D.
Fini les corvées de courses : des box personnalisés livreront des repas sur mesure, pendant que les supermarchés deviendront des lieux d'expériences et de découverte culinaire. L'alimentation se transformera en véritable outil de prévention santé. Grâce à des capteurs et des assistants intelligents, chacun aura un régime personnalisé, optimisé selon son profil génétique, ses données métaboliques et son activité physique.
Mais si l'automatisation progresse, cuisiner restera un plaisir partagé. La préparation des repas deviendra une activité sociale et émotionnelle valorisée. Les dîners communautaires, les recettes familiales préservées et même les repas virtuels avec des proches à distance – voire disparus – feront partie du quotidien, parfois grâce à des hologrammes.
Les espèces oubliées vont revenir dans notre assiette
Côté agriculture, la transition est en marche. Certains aliments, comme les agrumes, les algues ou les huîtres, absorberont plus de carbone qu'ils n'en émettront. Des espèces oubliées ou méconnues feront leur grand retour : quinoa, kiwicha, cactus comestibles ou protéine bactérienne. Les plantes locales, résistantes et peu exigeantes, seront préférées pour leur adaptabilité face au dérèglement climatique. Autre effet du réchauffement climatique, les fruits tropicaux tels que la mangue, la banane, l'avocat, la papaye, le carambole et le fruit du dragon seront à la base du régime méditerranéen d'ici 2050, tandis qu'en Nouvelle-Zélande, les bananes, les ananas, la canne à sucre et le café seront cultivés dans le Nord "tropical". L'Autriche et l'Allemagne cultiveront de plus en plus de quinoa et de patates douces et le maïs deviendra courant dans la région du Benelux.
L'agriculture urbaine prendra aussi de l'ampleur : fermes verticales, cultures à domicile et même vêtements comestibles offriront des alternatives locales et durables. En parallèle, les emballages disparaîtront progressivement au profit de la consigne, de la vente en vrac et d'un suivi numérique. Grâce à la blockchain, chaque produit portera son passeport écologique, affichant son empreinte carbone, hydrique et sa provenance exacte.
Demain, manger ne sera pas seulement se nourrir. Ce sera un acte écologique, préventif et socialement connecté.