Le test du petit ami illettré
Des femmes mettent leurs partenaires au défi sur les réseaux sociaux pour tester leur niveau d'intelligence. La "trend" virale suscite des réactions et incite à repenser les rôles de genre.
- Publié le 07-09-2026 à 15h58
- Mis à jour le 07-09-2026 à 16h46

Sur les réseaux sociaux, des femmes anglophones mettent leurs copains au défi de lire des mots difficiles à prononcer. Dans ces vidéos virales, "conscientious", "epitome" ou "gnocchi" sont écorchés par ces hommes, suivis des rires de leurs partenaires. Dans un post TikTok ayant cumulé plus de 8 millions de vues, une femme demande à son partenaire de lire la fameuse liste affichée à l'écran. Il échoue et le couple s'esclaffe, créant une scène humoristique. La même liste a ensuite fait le tour des réseaux sociaux, reprise par d'autres jeunes amoureux.
La "trend" du "illiterate boyfriend test", ou "petit ami illettré", n'est pas juste une énième tendance alimentant la culture du vide, indique The Guardian. Elle permet aux femmes de renverser, avec humour et ironie, le cliché sexiste selon lequel les hommes sont les cerveaux du foyer. Ce phénomène viral a suscité une discussion plus large sur les rôles de genre et l'écart d'instruction entre les femmes et les hommes. Dans les commentaires, des internautes critiquent le manque de vocabulaire de base de ces hommes. Pour certains, ce n'est qu'un jeu de compatibilité ludique, pour d'autres, c'est un témoignage sérieux de l'égalité intellectuelle entre les deux genres, la lecture étant un indicateur de la connaissance et de la diversité du vocabulaire.
Les femmes lisent davantage
En Belgique, une étude de StatBel datant de 2024 indique que les femmes lisent plus que les hommes. Lors de l'enquête, 67 % des femmes de l'échantillon avaient lu au moins un livre au cours de la dernière année, contre 52 % des hommes. De plus, 24 % d'entre elles avaient lu au moins 10 livres pendant l'année précédente, contre 15 % chez leurs homologues masculins.
Bien que cette tendance ne soit pas une manière scientifique d'estimer le niveau de littératie de son partenaire, elle reflète un phénomène bien présent : les femmes ont aujourd'hui un niveau d'instruction plus élevé que les hommes en Belgique. Selon une autre étude de StatBel publiée en mars 2026, 60,3 % des femmes âgées de 25 à 34 ans étaient diplômées de l'enseignement supérieur, contre 45,2 % des hommes en 2025. Cet écart ne fait que s'accentuer : il était de 5,9 points de pourcentage en 2000 et atteint 15,1 points de pourcentage en 2025.