Le défi humain de Sophie Jacques
Le 8 octobre, les habitants de Léglise ont choisi Sophie Jacques comme bourgmestre. Elle est la première femmeà endosser cette écharpe à Léglise.
- Publié le 08-11-2006 à 00h00
C'est la première fois qu'une femme endosse le rôle de bourgmestre à Léglise. Mais pour Sophie Debecker-Jacques, 60 ans depuis peu, là n'est pas l'essentiel. "C'est avant tout un grand défi humain. C'est certain, la gestion communale va être différente. Car je suis un être différent, tout simplement."
Avec un score de 888 voix de préférence, Sophie Jacques affiche une belle victoire pour son second mandat.
Tenace de nature
Professeur de religion, elle fait ses premiers pas en politique il y a six ans seulement. Première échevine, elle termine son mandat comme indépendante. "Après la rupture il y a trois ans, on m'a retiré toutes mes attributions. Cela a été difficile à encaisser. Mais cette période m'a aussi permis d'apprendre. Et puis le citoyen m'a suivie dans ma démarche. Ce qui n'était pas acquis d'avance."
Tenace de nature, Sophie Jacques a su conquérir les habitants de Léglise. Originaire de Chêne, elle a quitté son village natal après son mariage pour suivre son époux à Bruxelles. Après avoir enseigné la religion à Saint-Hubert, elle poursuit sa profession dans la capitale, tout en apportant un soutien à son mari indépendant.
Puis en 1992, c'est le grand retour à Chêne, dans l'ancienne forge de son grand-père. Maman de deux filles et trois fois grand-mère, Sophie Jacques loue des chambres d'hôtes et devient correspondante de presse. "Mais je voulais plus de contacts avec les gens. André Lecomte, alors bourgmestre, m'a proposé de rejoindre sa liste en 2 000. Faire de la politique est pour moi passionnant."
En sa qualité de bourgmestre, Sophie Jacques veut porter une même attention aux habitants des 28 villages que compte la commune. "Je souhaite développer un véritable partenariat avec la population. Etre proche du citoyen au quotidien." Entre se nombreuses obligations professionnelles, Sophie Jacques n'envisage pas de laisser tomber le yoga, la lecture, le théâtre ni le shopping dont elle est une grande consommatrice.
© La Libre Belgique 2006
