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"Le quotidien au Peterbos, c'est un cycle perpétuel où on vit trois mois en paix, puis un mois en guerre"

Quelques jours après les coups de feu qui ont coûté la vie à une personne dans le quartier du Peterbos, à Anderlecht, les riverains estiment qu'il faut un réel investissement politique pour les rasséréner.

Police pictured at the scene of a shooting this morning at the Peterbos quarter in Anderlecht, Brussels, Friday 07 February 2025. One person died. It's the third day in a row that a shooting has taken place in Anderlecht. Earlier this week, one also took place in the Brussels municipality of Sint-Joost-ten-Node/ Saint-Josse-ten-Noode.
BELGA PHOTO NICOLAS MAETERLINCK
Des policiers arrivés sur place quelques heures après une fusillade mortelle dans la cité du Peterbos, à Anderlecht.

"Tout est chaos, à côté. Tous mes idéaux, des mots. Abîmés. Je cherche une âme qui pourra m'aider. Je suis d'une génération désenchantée." Ce sont les mots chantés par Mylène Farmer, que crache une radio suspendue à un échafaudage où des ouvriers sont occupés à rafraîchir l'un des quatorze blocs de la cité du Peterbos, à Anderlecht.

Comme un message subliminal, presque involontairement cynique, tant ce refrain de la célèbre chanson sortie en 1991 fait écho à la triste actualité de ce quartier où toute une génération est, de fait, désenchantée par les faits de criminalité qui rythment la cité. "Désenchantée parce qu'un jour ça va bien, puis, le lendemain, ça grouille de journalistes venus voir ce qui se passe dans la vilaine cité", souffle une dame, qui a, elle aussi, entendu ce vieux tube résonner comme un douloureux rappel. Alors qu'ici, on veut déjà oublier ce que les médias disent de ce coin de Bruxelles tristement réputé pour le narcotrafic.

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