L'Arizona remet le projet de gare à l'aéroport de Charleroi au placard
Le nouveau ministre de la Mobilité, Jean-Luc Crucke (Les Engagés), annonce que l'idée a été supprimée de l'accord final. Une nouvelle version du texte confirme l'abandon de cette mesure.

- Publié le 04-02-2025 à 19h05
- Mis à jour le 05-02-2025 à 10h33
"Il n'y aura pas de gare à l'aéroport de Charleroi", assène Jean-Luc Crucke (Les Engagés) d'un air rieur. À ses côtés, son prédécesseur, l'écologiste Georges Gilkinet tombe des nues. Tout comme le reste de l'assemblée conviée à la traditionnelle passation de pouvoir. Interrogé par La Libre sur les économies prévues dans le chef de la SNCB (675 millions cumulés sur cinq ans) et la cohérence de ces coupes budgétaires avec la création d'une onéreuse gare au Brussels South Charleroi Airport (BSCA), il explique : "Cela coûterait bien trop cher. Nous ne pouvons pas dépenser de l'argent public de cette manière, cela a donc été retiré de l'accord".
Une déclaration étonnante à plus d'un titre puisque la version de l'accord de gouvernement dont disposait jusqu'ici La Libre, ainsi que plusieurs autres titres de presse, mentionnait le contraire : "Pour l'aéroport de Charleroi, nous prévoyons un accès au réseau ferroviaire". Au cœur d'une énième (et dernière) mouture du texte, distribuée aux parlementaires ce mardi et que nous avons pu nous procurer, ce point a effectivement disparu. La phrase a été changée pour devenir : "Nous améliorons la ligne Bruxelles-Luxembourg".
Pour rappel, en 2013, l'édification de cette nouvelle infrastructure -en surface- avait été estimée à 480 millions d'euros. Soit un montant colossal pour une utilité limitée, comme le renseignait une étude commandée par la Région wallonne en 2022.
Ne souhaitant pas commenter davantage ce changement, le Frasnois Jean-Luc Crucke a annoncé que les débats se dérouleront prochainement à la Chambre.
