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Le tax shift de Charles Michel, dix ans après, continue de peser lourd sur les finances publiques

La facture, selon l'ONSS, se monte pour 2025 à 8,8 milliards, comme il ressort d'une question parlementaire. La Libre a appris que la facture allait dépasser les dix milliards en 2030.

Brussels 23 / 07 / 2015 Accord du gouvernement sur le budget et le tax-shift Regering akkoord over de begroting en de tax-shift * Kris Peeters & Charles Michel
C'était en 2015: le Premier ministre Charles Michel entérinait l'accord du gouvernement sur le budget et le tax-shift, en présence du ministre de l'économie et de l'emploi Kris Peeters (CD&V). ©Photo News

Présenté comme une réforme structurelle destinée à moderniser la fiscalité belge, le "tax shift" engagé à partir de 2015 par la Suédoise de Charles Michel devait opérer un glissement vertueux : alléger la pression sur le travail pour stimuler l'emploi et la compétitivité, tout en compensant ces baisses par une fiscalité accrue sur la consommation, l'environnement ou certains revenus du capital.

Facture qui grimpe sans cesse

Dix ans plus tard, le constat est plus contrasté. Loin d'avoir été neutre budgétairement, ce glissement fiscal continue de coûter cher à l'État belge : près de 8,8 milliards d'euros en 2025 pour les seules cotisations sociales, selon l'Office national de sécurité sociale (ONSS), et environ quinze milliards d'euros si l'on inclut l'ensemble des réductions récurrentes. Voilà qui ressort d'une question d'une députée de l'opposition (Sofie Merckx, PTB) posée en commission de l'emploi au ministre des Affaires sociales Frank Vandenbroucke (Vooruit) il y a quelques jours.

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