La taxe "avions" rapporte moins que prévu
Le ministre Gilkinet (Ecolo) entend s'attaquer à l'épineux dossier du survol de Bruxelles.

- Publié le 06-04-2023 à 20h06
- Mis à jour le 06-04-2023 à 20h08

Depuis le 1er avril dernier, chaque passager aérien embarquant depuis un aéroport belge doit payer une taxe, allant de 2 à 10 euros en fonction de la destination de son vol. La taxe la plus élevée est destinée aux vols de plus courte distance (moins de 500 km), l'idée étant de pousser les voyageurs à opter pour une alternative plus écologique que l'avion pour se rendre, par exemple, à Paris, Londres ou Amsterdam.
32 millions d'euros au lieu des 40 millions escomptés
La mesure n'étant entrée en vigueur qu'en avril, le gouvernement fédéral comptait récolter 30 millions d'euros avec cette taxe pour l'année 2022. Finalement, ce sera moins : 20,5 millions d'euros sont rentrés dans les caisses de l'État l'année dernière avec cette taxe "avions". Pour 2023, l'État envisage de récolter près de 32 millions d'euros, ce qui reste moins que les 40 millions escomptés au moment de l'introduction de cette taxe. Il nous revient par ailleurs que d'autres mesures – notamment sur les sauts de puce, ces vols de très courte distance – devraient être prises par le ministre fédéral de la Mobilité, Georges Gilkinet (Ecolo) dans les prochaines semaines.
Une solution à l'épineux dossier du survol de Bruxelles ?
Ces mesures concernent aussi l'aéroport de Bruxelles-National et l'épineux dossier du survol de Bruxelles. "Mon objectif est de soulager les riverains, de les protéger. Je ferai une proposition en ce sens d'ici les vacances (parlementaires), d'ici le 21 juillet. Pour cela je devrai évidemment être suivi par l'ensemble du gouvernement et par les Régions", a déclaré ce jeudi le ministre Gilkinet lors de l'émission Bonjour Bruxelles de la chaîne de télévision régionale BX1. "J'espère qu'en travaillant de manière systématique, on va pouvoir régler ce dossier". Selon le ministre Ecolo, depuis 2015, l'État a dû payer 24 millions d'euros en astreintes et en frais d'avocats "à cause d'une non-gestion de ce dossier".