"Un accord est un accord" : l'UE exige que les États-Unis respectent leur engagement commercial malgré l'annonce de Donald Trump
La Commission européenne a appelé dimanche les États-Unis à respecter leur accord commercial avec l'UE, après que Donald Trump a annoncé vouloir augmenter les droits de douane malgré le revers subi devant la Cour suprême.

- Publié le 22-02-2026 à 16h22
- Mis à jour le 22-02-2026 à 16h54

La commission européenne a déclaré dimanche attendre des États-Unis qu'ils respectent leur accord commercial avec l'UE, alors que Donald Trump a annoncé vouloir augmenter les droits de douane après le revers infligé par la Cour suprême à sa politique commerciale agressive.
"Un accord est un accord. En tant que premier partenaire commercial des États-Unis, l'UE attend de ces derniers qu'ils respectent les engagements pris dans la déclaration commune, tout comme l'UE respecte les siens", a déclaré la Commission européenne dans un communiqué. Elle a également exigé "des éclaircissements complets sur les mesures que les États-Unis ont l'intention de prendre" à la suite de la décision de la Cour suprême.
Cette invalidation par la Cour suprême américaine des droits de douane fait peser un énorme point d'interrogation sur le devenir de l'accord commercial, alors que le Parlement européen, initialement très remonté contre ce texte, s'apprêtait à donner son feu vert mardi.
Cet accord, signé l'été dernier, a permis à l'UE de limiter à 15% les droits de douane appliqués aux États-Unis sur la plupart de ses produits, loin des 30% que le président américain avait menacé d'appliquer.
"Un chaos tarifaire total"
L'eurodéputé social-démocrate allemand, Bernd Lange, a déclaré sur son compte X qu'il demanderait lundi "la suspension des travaux législatifs jusqu'à ce que nous disposions d'une évaluation juridique appropriée et d'engagements clairs de la part des États-Unis". "C'est le chaos tarifaire total de la part de l'administration américaine. Personne n'y comprend plus rien, il n'y a plus que des questions ouvertes et une incertitude croissante pour l'UE et les autres partenaires commerciaux des États-Unis", a écrit M. Lange. "Il faut de la clarté et de la sécurité juridique avant de prendre toute nouvelle mesure ", a-t-il ajouté.
