Icon payantArticle réservé aux abonnés

Les privilèges d'Air Belgium à Charleroi étaient-ils légaux ?

Ne pas faire payer le stationnement des avions, comme l'a fait l'aéroport wallon pour Air Belgium, n'est pas courant en Europe. Mais ce deal était-il si clair ? D'après nos informations, la compagnie belge a reçu des mises en demeure pour frais non payés par Charleroi. Une "querelle d'egos", d'après une source.

Illustration picture shows the arrival of the first plane of Air Belgium at Charleroi Airport, Friday 13 April 2018, in Gosselies, Charleroi. BELGA PHOTO LAURIE DIEFFEMBACQ
Air Belgium n'a jamais payé de frais de stationnement de ces avions lors de son passage à l'aéroport de Charleroi. ©BELGA

Frais de parking non payés et bâtiment lounge offert : comme nous l'écrivions, l'aéroport de Charleroi a dressé un véritable tapis rouge à Air Belgium en 2018 lors de l'arrivée de la compagnie wallonne sur son tarmac. Un transporteur aérien qui aura finalement fait faux bond à Charleroi pour concentrer ses activités sur l'aéroport belge concurrent, Bruxelles-Zaventem. En difficulté financière – les comptes publiés fin juillet indiquent une perte de 45 millions d'euros fin 2022, soit une perte cumulée de 92 millions depuis la création de la compagnie – Air Belgium a décidé d'arrêter ses activités passagers et a demandé une procédure de réorganisation judiciaire (PRJ). Avec 15,7 millions d'euros investis (plus 1,8 million en prêt et 3,5 millions en garantie) , la Région wallonne, via Wallonie Entreprendre, possède 34 % du capital de la compagnie. Le Fédéral, via le SFPI, en détient, lui, 12 %.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...