Nvidia pulvérise des records mais l'Europe reste de marbre
Les bénéfices du groupe américain a doublé et a retenu l'attention à Wall Street mercredi soir. Mais aucun effet ou presque en Europe.
- Publié le 27-08-2026 à 09h30
- Mis à jour le 27-08-2026 à 09h41

Moins exposées aux valeurs technologiques, les Bourses européennes ne se montraient guère sensibles jeudi matin aux excellents résultats de Nvidia, la première capitalisation mondiale (puces), réagissant davantage à des éléments locaux.
Quelques minutes après l'ouverture, Francfort (+0,26%) semblait refléter l'amélioration du moral des ménages allemands. Londres (-0,27%) était plombée par le recul de Next (distribution, -8,27%). Paris reculait également (-0,13%) malgré le départ en trombe de STMicroelectronics (semi-conducteurs, +3,20%). Milan était à l'équilibre (+0,01%). À Bruxelles, le Bel 20 prenait quant à lui 0,28%.
Effet positif mais limité en Asie
Les Bourses de Séoul et Taipei, qui reposent lourdement sur la tech, ont digéré positivement jeudi les résultats de Nvidia, tandis que les autres places asiatiques affichaient des performances mitigées, et que les cours du pétrole poursuivaient leur léger recul.
Le géant américain des puces informatiques Nvidia, baromètre mondial pour les valeurs liées à l'intelligence artificielle (IA) et aux semi-conducteurs, a donc publié après la clôture à Wall Street mercredi un bénéfice net à 59,7 milliards de dollars, qui a plus que doublé sur un an (+126%).
Les sud-coréens SK hynix et Samsung ont quant à eux progressé de 2 à 3%.
Dans les échanges électroniques postérieurs à la clôture de la Bourse de New York, peu avant 03H00 GMT, le titre prenait plus de 5%.
Les fabricants asiatiques de puces lui ont emboîté le pas: les sud-coréens SK hynix et Samsung ont progressé de 2 à 3%, tandis que le japonais Kioxia a gagné plus de 4%. Le géant taïwanais TSMC a également progressé.
Cependant, les marchés actions dans leur ensemble n'ont pas affiché de direction claire.
Vers 03H00 GMT, l'indice Kospi de la Bourse de Séoul gagnait 2,12% à 6.952,69 points, et l'indice Taiex à Taipei 0,91% à 46.249,63 points.
Japon dans le rouge
A Tokyo, l'indice de référence Nikkei lâchait 0,15% à 66.164,19 points, et le Hang Seng à Hong Kong perdait 0,48% à 25.530,70 points.
Ces performances en demi-teinte interviennent après la publication, mercredi toujours, de l'indice PCE d'inflation en juillet aux Etats-Unis qui stagne à un niveau élevé (3,7% sur un an).
L'inflation reste donc quasiment deux fois plus élevée que les 2% visés par la Réserve fédérale américaine (Fed), un objectif manqué depuis plus de cinq ans.
Le Produit Intérieur Brut (PIB) du second trimestre aux Etats-Unis est lui aussi resté inchangé à 1,5%, en accord avec les prévisionnistes.
Vendredi, le président de la Fed, Kevin Warsh, en poste depuis mai, doit s'exprimer à la rencontre annuelle des banquiers centraux de Jackson Hole, dans le Wyoming.
Côté pétrole...
Les cours du pétrole ont continué de reculer jeudi, le marché optant pour la prudence en attendant de connaître l'issue des négociations pour un "couloir temporaire" de navigation dans le détroit d'Ormuz, tout en surveillant les dernières attaques entre l'Ukraine et la Russie.
Vers 03H00 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre, perdait 0,92% à 87,03 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, reculait de 0,86% à 81,52 dollars.
