Letizia d'Espagne, nouvelle reine d'Espagne
Honnie par les badernes royalistes pour son origine de roturière divorcée, longtemps boudée par beaucoup d'Espagnols qui la jugent froide et distante, la nouvelle reine Letizia d'Espagne a dû s'imposer dans la discrétion.
- Publié le 18-06-2014 à 20h24
- Mis à jour le 19-06-2014 à 11h16

Honnie par les badernes royalistes pour son origine de roturière divorcée, longtemps boudée par beaucoup d'Espagnols qui la jugent froide et distante, la nouvelle reine Letizia d'Espagne a dû s'imposer dans la discrétion.
Avant de connaître les ors du palais de la Zarzuela à Madrid, où elle réside au côté du nouveau roi Felipe VI de Bourbon, cette femme de 41 ans a évolué dans un tout autre biotope. Originaire de la ville d'Oviedo dans les Asturies, elle est la fille d'une infirmière syndicaliste et d'un journaliste, fondateur d'Antenne 3 Radio. Elle passe son enfance et son adolescence à Madrid, avec ses deux sœurs, avant d'entamer des études de journalisme.
En 1995, elle sort diplômée en sciences de l'information de l'Université Complutense de Madrid. Elle retourne dans sa ville natale pour débuter une carrière dans la presse écrite en intégrant le journal "La Nueva España". En 1998, elle décide de convoler en juste noce avec Alonso Guerrero Perez, son ancien professeur de littérature qu'elle a connu dix ans plus tôt lorsqu'elle était au lycée. Elle divorce l'année suivante, en même temps que sa mère, avec qui elle s'installe dans un appartement.
Passant par la rédaction de la chaîne télévisée Bloomberg Madrid, puis par CNN +, elle rejoint ensuite la célèbre télévision publique espagnole (TVE) en 2000. C'est là que le public espagnol fait sa connaissance lorsqu'elle devient présentatrice du journal télévisé. Après avoir fait la connaissance du prince Felipe, héritier de la couronne d'Espagne, la maison royale annonce officiellement les fiançailles en novembre 2003. Le 22 mai 2004, le mariage est célébré.
Passant du statut de journaliste vedette à celui de princesse des Asturies, elle n'a eu de cesse de se confronter à une opinion publique rétive à sa personne. Régulièrement la cible de rumeurs ou de calomnies, il a fallu attendre 2007 et le suicide de sa sœur Erika, alors âgée de 31 ans, pour que la donne change quelque peu. L'image de cette femme éplorée, enceinte de sa deuxième fille, provoque un sentiment d'empathie de la part du public.
Cette mère de deux enfants, les infantes Leonor et Sofia, respectivement seconde et troisième dans l'ordre de succession au trône, continue de susciter des commentaires contrastés. Celle que le quotidien "El País" surnomme "la première reine issue de la classe moyenne" a glané de prestigieux titres de noblesse. Il ne lui reste plus qu'à gagner le cœur des Espagnols.