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"Vladimir Poutine est plus puissant que jamais même s'il a été titillé sur son point faible ces derniers mois"

Pour Anne Godart (UMons), le président russe sera réélu sans l'ombre d'un doute ce 17 mars. Ce qui n'est pas une bonne nouvelle pour l'Occident. "L'affrontement entre la Russie et l'Europe n'a jamais été aussi loin qu'aujourd'hui", estime-t-elle.

Anne Godart (UMons)
Anne Godart (UMons) analyse la situation en Russie à une semaine de l'élection présidentielle que Vladimir Poutine devrait remporter haut la main. ©AP/D.R.

Anne Godart le revendique haut et fort: elle est amoureuse de la Russie. Sa culture la passionne. Et ce, depuis très longtemps. Mais une ombre s'est glissée au tableau. Et elle arbore la silhouette du président russe, Vladimir Poutine. "Le visage de la Russie actuelle est détestable", regrette la cheffe de travaux au service des études de l'espace post-soviétique et des mondes slaves de l'UMons. Si elle continue à l'étudier et à scruter ce qu'il s'y passe, elle porte aujourd'hui un oeil beaucoup plus sévère sur ce pays. "J'ai mis du temps à avoir le discours que je tiens aujourd'hui, mais je suis confrontée au principe de réalité. Continuer à défendre la Russie dirigée par des mafieux, ce n'est pas possible. Trop de gens y laissent leur vie", poursuit-elle, en colère. Et elle sait que ce n'est pas le scrutin de ce mois de mars qui va changer les choses. Vladimir Poutine sera réélu. Il poursuivra sa (longue) route présidentielle. Jusqu'au jour où... Dans le cadre de l'Invité du samedi, Anne Godart revient sur les enjeux de la présidentielle russe et évoque sans langue de bois l'avenir de cette nation qui la fascine.

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