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Raphaël Glucksmann: "Les crimes commis au Xinjiang se rapprochent de nous, puisqu'on les porte sur nous"

L'eurodéputé et philosophe français a lancé une campagne percutante sur les réseaux sociaux, interpellant les grandes enseignes pour qu'elles cessent de collaborer avec des fournisseurs et sous-traitants chinois qui utilisent de la main-d'oeuvre forcée ouïghoure.

Raphaël Glucksmann: "Les crimes commis au Xinjiang se rapprochent de nous, puisqu'on les porte sur nous"
©Olivier Papegnies

"Les grands silences permettent les grands crimes. Brisons ce silence !" Le philosophe et eurodéputé français Raphaël Glucksmann tente depuis quelques semaines déjà de sensibiliser l'opinion publique à la cause des Ouïghours, le peuple musulman soumis à une répression sans précédent des autorités communistes dans l'ouest de la Chine. Le vice-président de la sous-commission des droits de l'homme au Parlement européen a décidé de cibler les multinationales qui recourent, via leurs fournisseurs, à de la main-d'œuvre forcée du Xinjiang et se rendent ainsi "complices de crimes contre l'humanité". En interpellant de grandes marques – Lacoste, Nike, Zara, etc. – sur les réseaux sociaux, il les a mises sous forte pression. Il a aussi suscité, dans son sillage, de petites actions-chocs - dont "je n'ai même jamais eu l'idée !", nous a-t-il dit le 6 août dernier - et qui traduisent "un nouveau rapport à la consommation autant qu'un élan humaniste".

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